mercredi, octobre 25, 2023
TARATASY MISOKATRA HO AN'I NAMAKO IRAY
lundi, mars 27, 2023
Pourquoi y a-t-il toujours des crises à Madagascar ?
L’objectif est d'apporter un éclairage sur la nature et l'origine des crises récurrentes à Madagascar. Invariablement, pour chaque crise, les événements qui conduisirent à la chute des régimes en place apparaissent à la fois comme le résultat de jeux de coalition entre groupe d'acteurs, et notamment entre les élites, que celui de la perte progressive d’assise populaire du régime. Les contextes et motifs des différentes crises mettent en exergue l'importance accordée par la population aussi bien à leurs conditions économiques qu'aux questions de gouvernance. Comprendre la trajectoire malgache et ses crises à répétition implique de prendre en compte l'imbrication entre le politique et l'économique.
Si des vies humaines n'étaient pas en jeu, Madagascar aurait pu s'enorgueillir d'ajouter au mystère des origines de sa population celui de sa trajectoire. La trajectoire de l’économie malgache est d'abord une énigme. Depuis plus de quatre décennies, les différents changements aussi bien de stratégies économiques que de systèmes politiques n'ont pas permis d'inverser la dynamique régressive de l'économie malgache. Ainsi, le pouvoir d'achat des Malgaches a diminué d'un tiers de 1950 à 2010 selon les séries longues. Ensuite, l'énigme se double d'un paradoxe. Chaque fois qu'un épisode de croissance s'est fait jour, une crise de nature sociopolitique est survenue pour interrompre la dynamique enclenchée. Les différentes crises en 1972, 1991, 2001, et en particulier celle qui a suivi le coup d'Etat de 2009, ont eu des impacts négatifs notoires sur les niveaux de vie. Mais le sens de la causalité a priori n'est pas unique : les crises sociopolitiques sont également les conséquences des conditions économiques qui prévalent, notamment de la montée des sentiments d'inégalités, d'injustice et d'exclusion.
Madagascar semble enfermé dans un cercle vicieux sachant que l'issue de la dernière crise toujours en cours reste incertaine, et cela quatre ans après son déclenchement, même si les élections présidentielles et législatives d'octobre et de décembre 2013, dénommées "élections de sortie de crise" sont destinées à y mettre fin.
Ainsi, récession continue et crises récurrentes caractérisent aujourd'hui Madagascar sans que les théories du développement, traditionnelles ou récentes, ne permettent d'expliquer cette trajectoire (Razafindrakoto et alii, 2013). Se référant aux facteurs géographiques plutôt favorables pour Madagascar, les experts internationaux, qui commencent par découvrir le pays à travers les rapports, s'interrogent sur la fiabilité des chiffres sur l'ampleur de la pauvreté (92% de la population vivent sous le seuil de 2$ selon la Banque mondiale). Mais les difficultés pour appréhender la tragique réalité vécue par la grande majorité de la population n'est pas l'apanage du nouveau venu, au contraire. Comment en effet concilier les images contradictoires que dessinent, à l'instar d'un puzzle, les analyses disponibles sur la Grande Ile ? Ses ressources naturelles et humaines ne sont pas seulement mythiques comme en témoignent l'arrivée des investisseurs étrangers et le succès de la zone franche d'exportation à la fin des années 1990, même si celui-ci n'a pas duré (Cling et alii, 2005).
Comme la population, qui malgré sa perplexité affichait encore son optimisme en mai 2008 (Afrobaromètre, 2008), la communauté internationale avait même misé sur Madagascar en l'érigeant au statut de poster boy ou de front-runnerdu développement en Afrique au milieu des années 2000, refusant de voir les dérives autocratiques du régime en place. Madagascar n'a pas souffert depuis des décennies ni de guerre ni de conflits violents durables. Même si la fracture entre Merina et Côtiers est considérée le plus souvent comme la clef de lecture de l'histoire du pays, comparé aux autres nations du continent, la faible prégnance du fait ethnique soulignée dans quelques études (Roubaud, 2000 ; Ramamonjisoa, 2002) est confirmée par les enquêtes auprès de la population : l'ethnicité n'est pas identifiée comme source de discrimination politique ou économique (Afrobaromètre, 2005, 2008 et 2013).
En termes de gouvernance, un processus de démocratisation a été enclenché avec notamment l'institutionnalisation d'un certain nombre de procédures au cours des années 1990 (compétition politique ouverte, multipartisme, suffrage universel, liberté de vote, transparence des scrutins, liberté de la presse, etc.). Certes, l'énoncé de jure de ces principes, et leurs applications plus ou moins effectives, ne peuvent suffire pour l'instauration d'une véritable démocratie, sachant qu'on assiste même à des marches arrières dans une phase censée être de consolidation. Toutefois, les Malgaches n'ont pas eu à subir la répression de régimes véritablement dictatoriaux depuis l'indépendance. Donc, Madagascar ne souffre pas et n'a pas souffert a priori de phénomènes tragiques, pourtant l'Ile est aujourd'hui parmi les pays les plus pauvres du monde.
Ce rapide panorama dressé à partir d'un nombre encore limité d'analyses, malgré un engouement récent pour Madagascar suite aux effets néfastes de la dernière crise, appelle évidemment à des études approfondies.
Les événements de 2008 et la période actuelle dite de transition (avant l'investiture d'un nouveau Président) ont déjà fait l'objet d'études (Galibert, 2009 ; Randrianja, 2012). Toutefois, la diversité des groupes et du rôle des acteurs (les Eglises, l'armée, le secteur privé, la communauté internationale, la société civile, les populations) tout comme la multiplicité et l'enchaînement des faits qui ont généré et prolongé cette transition, constituent autant de matières pour enrichir les analyses. Mais il ne s'agit évidemment pas de se restreindre à la dernière crise dont l'actualité encore brulante risque d'empêcher un certain recul. L'application de ces mêmes approches aux crises passées donnerait une profondeur historique aux contributions proposées. On pourrait en particulier s'intéresser au rôle des élites ou gens de pouvoir régulièrement invoqué mais encore insuffisamment étudié malgré quelques exceptions (Rajaonah, 1996 ; Galibert, 2011). De même, la pertinence des lieux communs mettant en avant les spécificités culturelles, géographiques, historiques malgaches pour expliquer la trajectoire du pays devrait être mise à l'épreuve des faits. Afin de dépasser les approches qui se limitent à épingler des singularités "exotiques" mais très localisées et sans réel impact au niveau macro, les analyses qui s'attachent à démontrer, ou du moins à s'interroger sur, la véritable portée de phénomènes observés sur la dynamique à l'échelle nationale seront à privilégier.
Publié le jeudi 13 février 2014 Luigia Parlati par
RAMAINANDRO TALOHAN'I FARATSIHO
TSARA HO FANTATRA: ISIKA ZANAKANTITRA TALOHAN'I FARATSIHO
Tamin'izany fotoana izany dia tao anatin'ny faritan' Imamo no nisy an'i Faratsiho, ny marina kokoa tao anatin'i Atsimonivato. Atsimonivato dia tany tao andrefan'Ankaratra, atsimon'i Ambohitsokina sy Vatove ary Tetivato.
Raha nanamboatra ny rova sy bataria (manda) teny Ambohimanga Radama I dia nozaraina araka ny isan-tokony ny raharaha ka tsy nahavita ny azy Imamo. Nantsoiny ny vahoaka hiara-mamita an'io, kanefa tsy nisy nety nitranga afa tsy ny zanakantritra irery ihany, dia izy no namita io. Araka ny hafatra avy amin'Andrinampoinimerina, raha misy raharaha ataon'ny vahoaka dia tsy maintsy omena omby isan-kariva izy hovonoiny, rehefa sasatra niasa, mba ho sakafony.
jeudi, mai 27, 2021
SI CE CORONAVIRUS NOUS UNIT.
mardi, mai 10, 2016
FAMPANDROSOANA NY TANANA
Efa ho 50 taona izao no mbola mahantra ihany. Mety tsy mipetraka tsara ny fanontaniana apetratsika, na mety tsy mifanaraka amin’ny zavatra omena ny tena ilain’ny vahoaka.
Rehefa nandeha tany ambanivohitra aho, dia hitako fa tena lavitra amin’izy ireo ny fijerintsika. Nandeha 4x4 aho, nefa baolina kitra 4 fotsiny no notadiavin’ny tanora tao Andranonanahary. Niverina fanindroany aho, nitondra omby ho amin’ny famadihana, nefa nangalarina ny hena, ary ary nisy nanao latsak'alina koa ny lasantsy nampandeha ny groupe électrogène.
Noho izany, mila apetraka tsara ny fanontaniana: inona marina no tian’ireo olona ireo? Tsy lalana akory, tsy rano aza.
Amiko, tsy tena mitombina ny fandrefesana fahantrana eran-tany. Tsy voatery hoe mila 1€ isan’andro vao velona sy sambatra. Raha mipetraka any ambanivohitra ka mahazo 1€ isan’andro, dia efa be izany. Koa ndao ovaina ny fomba: omeo 100€ ny fokontany iray, dia avelao izy ireo hifampizara sy hitantana izany, mety handeha tsara ny fampandrosoana.
Fehiny: tsy mitovy mihitsy ny zavatra tadiavin’ny olona any ambanivohitra sy ny fijerintsika avy any ivelany. Raha manome akanjo sy kiraro, dia tokony hofidiana tsara izay tena mila izany.
Manana association manana traikefa amin’izany izahay, raha ilaina ny fanampiana.
Misaotra tompoko.
lundi, mai 11, 2015
📢 FFKM : DE LA RÉCONCILIATION À L’AVENTURISME POLITIQUE
Et pour cause : les résolutions des Assises, dont l’intégralité n’a toujours pas été publiée, semblent faire l’impasse sur la réconciliation, pour ne traiter que de sujets éminemment politiques. Plus question de réconciliation venant d’en haut (les chefs d’État, ancien et actuel), censée descendre ensuite vers le bon peuple. Par contre, elles ne demandent rien de moins que la dissolution[4] de toutes les institutions de l’État (sauf la présidence de la République - pourquoi cette exception ?) et la désignation (par qui ?) d’une assemblée constituante pour un mandat de deux ans. Bref, un coup d’État institutionnel, sauf que les institutions concernées n’ont guère l’envie de se suicider : le président de l’Assemblée nationale rappelait à juste titre que les 1.830 membres auto-désignés de ces Assises ne représentaient qu’eux-mêmes, alors que la représentation nationale revient en toute légitimité aux élus du peuple que sont les députés (même mal élus et incapables d’assurer correctement leurs fonctions).
Car l’obscurité la plus épaisse entoure le déroulement de ces Assises dites nationales : qui en ont été les membres ? En dépit de nombreuses sollicitations, la liste n’a pas été rendue publique, ce qui laisse soupçonner des manipulations dans sa composition. Or ces 1.830 anonymes ont prétendu représenter les 23 millions de citoyens malgaches : qui leur a donné ce pouvoir, qui n’a aucun fondement juridique ? Alors qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, de quel droit exigent-ils la dissolution d’institutions (même bancales) issues d’élections démocratiques (même contestables), et le changement d’une Constitution (loin d’être parfaite, mais amendable) plus ou moins pratiquée depuis moins de 18 mois ? En exigeant un « exécutif fort », savent-ils qu’il ne peut y avoir (sauf cas de dictature avérée) un exécutif fort sans un législatif tout aussi fort ? À l’image du régime présidentiel américain, sont-ils prêts à accepter un Congrès (Assemblée et Sénat) aussi puissant que le Président, les pouvoirs de l’un et de l’autre étant clairement définis et aucun ne pouvant empiéter sur le domaine de l’autre ? L’objet même de la Constitution de 2010 n’était-il pas de diminuer le pouvoir excessivement fort de l’exécutif, surtout tel qu’il fut pratiqué par les présidents précédents ? Que pareil bricolage soit cautionné par le FFKM laisse songeur ; ces gens savent-ils de quoi ils parlent ?
À l’origine de ces prétentions, des « responsables » religieux. Leur démarche, a récemment rappelé le coordinateur du SeFaFi, est tout simplement inconstitutionnelle, puisque la Constitution impose la laïcité de l’État. Par ailleurs, nul ne sait sur quels fonds publics a été financé l’ensemble du processus, qu’il s’agisse des réunions des ex-chefs d’État, des assises régionales ou des assises nationales, le financement étant aussi obscur que l’identité des participants. Or il existe une instance officielle de réconciliation instituée par l’article 168 de la Constitution, le Conseil du Fampihavanana Malagasy ou FFM (Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy) et par la feuille de route, devenue loi, de septembre 2011. Pourquoi avoir écarté cette structure légale dont la composition et le fonctionnement peuvent être améliorés, au profit d’une structure privée et bancale (ni les 260 Églises évangéliques, ni les musulmans, ni les adeptes de la religion traditionnelle n’y sont représentés), dont les tentatives de réconciliation ont échoué en 2002 comme en 2009 ? Annoncée par le président de la République, la dissolution du FFM, après l’usurpation illégale par le FFKM de sa mission, serait contraire à la loi 2012-010 et par extension, à l’article 168 de la Constitution. Sans parler de la demande d’instaurer un « comité de suivi », qui permettra aux clercs du FFKM de devenir membres de plein droit d’un organisme public.
Enfin, les citoyens ont constaté avec étonnement que la réconciliation, censée être au cœur de la démarche du FFKM, a été totalement marginalisée par les résolutions de ces Assises dites nationales. L’ancien président Ravalomanana y a gagné la levée de sa mise en résidence fixe (c’était le premier objectif de l’Église FJKM dont il est vice-président), l’ancien président Ratsiraka y a trouvé une tribune d’où il a fait miroiter, une fois de plus, des promesses mirobolantes et vides de contenu. Mais qu’en est-il des 4F : aveu, repentance, vérité et fihavanana (fieken-keloka, fibebahana, fahamarinana, fihavanana) ? Rappeler, comme l’a fait Marc Ravalomanana, que chaque être humain a fait des bêtises dans sa vie est une évidence, et pas un aveu de culpabilité. Tous ces anciens chefs d’État pourraient avoir à répondre de détournements, de gaspillages et de tueries, mais aucun n’a avoué ses véritables turpitudes, aucun n’a fait repentance de ses actes répréhensibles, aucun n’a dit la vérité sur ses agissements condamnables. À l’inverse, tous ont fait preuve d’hypocrisie, invoquant le fihavanana pour obtenir l’amnistie de leurs méfaits, sans qu’il ait été demandé à la justice de se prononcer. Disons-le clairement : aussi longtemps que triomphera l’impunité de la classe politique, la réconciliation nationale restera un rêve inaccessible.
Au terme de tant de basses manœuvres, le FFKM fait donc savoir que sa tâche est terminée et qu’il tire sa révérence. C’est ajouter l’irresponsabilité au ridicule : après voir engagé le pays dans l’impasse, en se cachant derrière des acteurs anonymes, il apporte une nouvelle preuve de son manque total de sens démocratique et de son incapacité à comprendre le bien commun de la nation –cléricalisme et sectarisme obligent. Les générations à venir, sacrifiées sur l’autel de son opportunisme et de son goût du pouvoir, en paieront le prix...
SeFaFi du 5 mai 2015
Antananarivo, 5 mai 2015
[1]. « Nous sommes profondément préoccupés qu'il y a un risque de dérapage vers une réconciliation purement et uniquement politique qui se dessine. Or cela n'est pas du ressort de l'Église. C'est pour cela que nous devons nous en tenir seulement à notre premier objectif : pardon, conversion, vérité, réconciliation. C'est le chemin qui nous conduira à la réconciliation véritable ».
[2]. Bureau de la Conférence épiscopale, 25 avril 2015.
[3]. Dire que le FFKM réunit les chefs des Églises membres (ECAR, FJKM, FLM, EEM) est une approximation, l’Église catholique à Madagascar n’ayant pas de « chef ». Tous les évêques sont égaux en droit, ils se réunissent en Conférence épiscopale qui élit son Président (actuellement, Mgr Désiré Tsarahazana, archevêque de Toamasina) et désigne son représentant au sein du FFKM (actuellement, Mgr Odon Razanakolona, archevêque d’Antananarivo). Tout le reste est littérature ou fantasme.
[4]. Que le mot « dissolution » ait été remplacé, trois jours après les Assises et face au tollé général qu’il a suscité, par « apporter des changements », ne change rien à l’affaire. Cette modification illustre davantage encore l’infantilisme et l’incompétence de ceux qui ont présidé à ces Assises.
mardi, juin 10, 2014
HEVITRA IHANY
jeudi, mars 31, 2011
Réconciliations
Quoi qu’on puisse penser de Philibert Tsiranana, il faut lui reconnaître une réelle intelligence politique et un sens de l’unité nationale qui allait au delà des apparences de l’époque. Car le même Tsiranana figurait en juin 1946 parmi les fondateurs d’un parti s’opposant clairement au MDRM : le Parti des déshérités de Madagascar ou PADESM était francophile et était formé principalement par des Côtiers et des Mainty. La création de ce parti semblait alors aller dans le sens de la « politique des races » inaugurée par Gallieni et servant depuis de toile de fond de la politique française à Madagascar.
En faisant rentrer en 1960 les leaders du MDRM, puis en décidant à partir de 1967 de commémorer les événements de 1947 [1], Philibert Tsiranana entendait marquer qu’une page était tournée. Cet objectif fut atteint, et la Nation dans son ensemble en a bénéficié. Pendant des années, l’appropriation commune par l’ensemble des malgaches des mouvements de 1947 était indiscutable.
Force est cependant aujourd’hui de constater que les mystères autour de la génèse des événements et les rouages de leur répression continuent de mettre en péril le caractère unificateur pour le pays du souvenir de la rebellion. Et les deux dernières années n’ont pas contribué à améliorer la situation.
Romulus et Rémus pour Rome, Vercingétorix pour la Gaule, Guillaume Tell pour la Suisse, l’épopée du Mayflower pour les États-Unis : toute nation se fonde aussi sur une part de mythe. Tout à l’époque n’était pas forcément glorieux, mais les années ont contribué à atténuer l’importance des détails trop crûs ou tout banalement trop humains. Pour les mêmes raisons, 1947 devrait continuer à unir les malgaches, pas à les diviser. Il faudrait se garder de malmener excessivement cette page importante de l’Histoire de Madagascar en cherchant trop à expliquer les réalités d’aujourd’hui par la seule perpétuation des rivalités d’antan. Il ne s’agit pas ici d’étouffer la recherche historique, mais de garder à l’esprit que le mystère le plus important de 1947 est celui de l’incroyable courage de ces gens ordinaires de toutes les régions de Madagascar qui sont allés affronter avec de simples sagaies des militaires étrangers qui n’hésitaient pas à tirer à balles réelles.
Qu’importe alors les leaders, et leurs motivations personnelles qui ne peuvent que nous échapper au moins partiellement. Après tout, leur carrière politique ne s’est pas arrêtée là. Si Ravoahangy et Rabemananjara choisirent de se rallier à Tsiranana, Raseta, alors doyen d’âge de l’Assemblée, se distingua en mai 1961 par un discours incendiaire contre le Gouvernement lors de la rentrée parlementaire. Comme pour nous rappeler que la réconciliation nationale ne doit pas forcément signifier partage des mêmes idées, mais partage des mêmes valeurs.
En 2011, à nous de garder celles-ci en tête. Et à nos hommes politiques d’avoir la même intelligence que Tsiranana, Rabemananjara, Ravoahangy et Raseta qui ont su lorsque nécessaire mettre de côté ce qu’ils étaient.
L'express de Madagascar, mercredi 30 mars 2011, par Patrick A.
Notes
[1] Avant cette date, hormis de simples recueillements, aucune manifestation commémorant la date du 29 mars 1947 n’était autorisée.
par Patrick A.
jeudi, février 03, 2011
Réflexion : LES SOCLES DE LA CRISE POLITIQUE DE 2009 a Madagascar
July 9, 2010
Andrianirina Doctorant en sciences politiques nous donne son analyse sur les origines de la crise.
LES SOCLES DE LA CRISE POLITIQUE DE 2009Pour une explosion de gaz, il faut une accumulation du combustible dans un endroit à cause d’une fuite, et il faut qu’il y ait l’étincelle qui crée l’explosion. La crise politique suit exactement le même processus. Aucune crise ne naît brusquement ex nihilo, autrement dit à partir de rien. Les approches de sciences politiques s’attachent à définir quatre catégories de paramètres pour analyser le contexte qui favorise une crise : les facteurs structurels, les catalyseurs, les déclencheurs et les acteurs.
LES FACTEURS STRUCTURELS
Du point de vue historique, la crise de 2009 est le fruit des séquelles de la crise de 2002, dont les blessures ne sont pas guéries à cause d’un refus du régime Ravalomanana d’engager un processus de réconciliation nationale. Emprisonnements et exils forcés ont créé des rancoeurs et une envie de vengeance chez certains, qui attendaient patiemment la première occasion pour renverser Ravalomanana. Sur un autre plan, deux événements historiques mondiaux peuvent avoir eu un impact à Madagascar. D’une part, l’élection d’Obama, qui a étrangement donné l’espoir à des millions de gens que tout était possible, et que les David pouvaient terrasser des Goliath. Le « Premier ministre de transition » Monja Roindefo ne s’est-il d’ailleurs pas singularisé en faisant clamer à la foule du 13 Mai le fameux « yes, we can ! » le jour de sa « nomination » ? D’autre part, il y a un contexte mondial de crise financière qui a rendu d’autant plus inacceptables certains actes jugés abusifs, tels que l’achat de l’avion présidentiel Air Force One Number Two pour 60 millions de dollars américains.
Du point de vue économique, Madagascar est en phase de croissance continue depuis 2003. Le Gouvernement, mais également les bailleurs de fonds s’en enorgueillissent. Malheureusement, cette croissance annoncée ne se ressent pas dans la vie des ménages, et le fait de la vanter ne fait qu’accroître le sentiment de frustration de la population, et la sensation dans l’opinion publique que cette performance économique n’est qu’un mirage qui ne profite pas à tous.
Sur le plan politique, et cela est en relation avec le plan historique, Marc Ravalomanana a mis en place une stratégie de rouleau compresseur face à l’opposition. Le Président s’est arrangé pour laminer l’opposition, et faire en sorte que le parti présidentiel TIM phagocyte l’Assemblée nationale, dans lequel il a 105 députés sur 127. Même rapport de force au Sénat. Résultat : le Parlement est incapable de jouer son rôle normal dans une démocratie : canaliser la tension politique, et servir de plate-forme institutionnelle de débat entre pouvoir et opposition. Il est donc normal que cette tension et ce débat se transposent dans la rue.
LES CATALYSEURS ET LE DECLENCHEUR
Sans doute aveuglé par les chiffres qui semblaient donner l’apparence d’une supra-domination du TIM, Marc Ravalomanana a senti monter en lui un sentiment d’omnipotence et d’impunité, et a commencé à accumuler les erreurs de gouvernance, aussi bien sur le plan politique qu’économique.
Il a fait le vide dans le rang de ses fidèles et de ses premiers supporters (ceux qui l’avaient porté au pouvoir) ; il a géré l’Armée sans aucun souci du respect des normes propres à cette communauté (respect de la hiérarchie etc.) ; et il s’est attaqué à des libertés fondamentales comme celle d’expression en faisant fermer des émissions et des stations audiovisuelles. Sur le plan économique, une imperméabilité au concept de conflit d’intérêt a créé des interférences entre Marc Ravalomanana, le Chef de l’Etat, et Marc Ravalomanana, le fondateur de l’empire Tiko. Son groupe a bénéficié d’exonérations fiscales, et a « oublié » de payer ses impôts. De plus, l’Etat a décidé de se faire importateur direct de carburant, ce qui allait à l’encontre des accords passés avec les compagnies pétrolières dans le cadre de la libéralisation du secteur. Enfin, l’achat du fameux avion présidentiel n’a suivi aucune procédure budgétaire.
Face à ces cas manifestes de gouvernance assez floue des deniers publics, le FMI et la Banque mondiale ont donc envoyé en Décembre 2008 une demande d’explication sur ces points (financement d’Air Force One, exonérations de Tiko, importation de carburant), mais n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante. L’ensemble des bailleurs de fonds (BAD, Union Européenne, FMI, Banque mondiale et quelques bilatéraux) s’est donc aligné pour suspendre l’aide budgétaire, jusqu’à ce que des réponses satisfaisantes soient apportées. Résultat : 35 millions de dollars qui devaient être décaissés en Décembre et Janvier ont été bloqués. Il faut savoir qu’environ 45% du budget de l’Etat malgache est supporté par les bailleurs de fonds, ce qui les autorise à être vigilants.
C’est donc dans un contexte de grogne sourde mais latente que Andry Rajoelina est élu maire d’Antananarivo le 12 décembre 2007, jour anniversaire de Marc Ravalomanana. L’ancien DJ remporte très largement l’élection, mais le régime Ravalomanana est incapable de percevoir dans ce résultat le vote-sanction évident que cela était pourtant. Au contraire, il se complait à accumuler les représailles et les coups bas contre la Mairie, jusqu’à ce fameux jour de Décembre où le Ministre des télécommunications, des postes et de la communication Bruno Andriatavison ordonne la fermeture de Viva TV. Tout le monde connaît la suite de l’histoire. Pour une décision irréfléchie d’un zélateur, le pays est maintenant au bord de la guerre civile.
LES ACTEURS
Deux protagonistes sont aux prises, et leur parcours présente beaucoup de similarités. Pas d’études supérieures, mais un réel talent pour les affaires, ce qui leur a permis de monter chacun des entreprises-phares dans leur domaine. Une très haute opinion de leur personne, et une personnalité autoritaire. Une élection à la tête de la Mairie d’Antananarivo face au candidat présenté par l’Etat : si Andry Rajoelina avait vaincu Hery Rafalimanana, Marc Ravalomanana avait défait un certain… Ny Hasina Andriamanjato, à présent son compère sur la Place du 13 Mai.
En s’acharnant contre Andry Rajoelina pour se venger de la défaite du TIM aux élections municipales, le régime Ravalomanana a fabriqué un martyr, ce qui est important à Antananarivo, dont la population est toujours encline à accorder sa sympathie aux souffre-douleur du pouvoir. Là encore, Marc Ravalomanana est aveuglé par son sentiment de toute-puissance, et ne s’est pas rendu compte du danger que pouvait représenter quelqu’un qui avait le soutien de la population de la Capitale. Il était pourtant bien placé pour savoir la force que cela représentait en 2002.
Andry Rajoelina a un mérite : il est le seul a avoir osé et avoir su faire entendre sa voix face à un environnement fataliste et complaisant qui avait accepté dans le silence toutes les bévues de Marc Ravalomanana et de son équipe. On doit cela au courage de la jeunesse. Mais on doit à cette même jeunesse une mentalité de rebelle, qui n’a pas su s’arrêter à temps pour respecter les limites dans les actes et les paroles. A force de pérorer sur la Place du 13 mai, il est de plus en plus prisonnier de sa foule, et sera obligé de s’arc-bouter dans une posture jusqu’au-boutiste. Cela n’est pas de bon augure pour la sortie de crise. Toutefois, depuis le début des négociations samedi dernier, il semble qu’il ait appris « sur le tas » un minimum de maturité, et il a fait des concessions appréciables. L’arrêt des manifestations sur la Place du 13 mai, l’annulation de la fameuse marche qui était présumée être sur Iavoloha, ou encore le respect de l’accord avec le FFKM de ne plus faire aucune déclaration à la presse avant la fin des négociations sont autant de faits qui montrent que la fréquentation des Chefs d’Eglise lui a redonné le sens de la pondération.
Aprés la démission du président et la remise du pouvoir par la HCC, l’un des des premiers geste d’appaisement est la grace au prisonjniers politique.
Andry Rajoelina a promis lors d’un point de presse ce vendredi 27 mars que les membres de la HAT seront connus dès lundi 30 mars prochain. Le président de la HAT réitère que les Assises nationales ont pour objectif de fixer les calendriers électoraux et tout ce que cela signifie comme préalables (transparence et égalité de chance des concurrents). Ces assises réfléchiront sur la date du référendum et élaboreront la révision de la Constitution pour l’avènement de l’autre République, la quatrième.
R. Andrianirina – PLG
vendredi, septembre 10, 2010
DINIHO KELY ITY: Ambanimaso tsy hita
Vao roa andro izay no niresahana teto ny momba ny antoko Arema sy ny fipoiran'ny ilany vaovao sy "vonona" tao aminy, taorian'ny "menamaso" sy ny "matotra, sy ny tsy fantatra intsony… dia io fa nanazava ny ho "fandraisany anjara" amin'ny fihaonambem-pirenena indray ny HPM "tsy manaraka ny ankolafy Zafy". Ilaina hampahatsiahivina koa ve ny nisian'ny "TIM Raharinaivo" izay mampitabataba ny ao amin'io antokon'ny filoha teo aloha Marc Ravalomanana io?...
Ny tena mahavariana anefa, na dia fantatra aza fa "faralahin-kevitra" ihany, dia ny mbola fametrahan'ireo "elatra" nanatona ny fihaonambem-pirenena ireo ny "fepetra" hoe ny Cnosc no tokony hitari-draharaha. Mahavariana, satria tsy misy izay sy mahafantatra fa efa "lasa" izany Cnosc izany. Fa ny tena mahavariana ambonin'izany dia ny mbola famerimberenan'izy ireo ny hoe "consensuelle" sy "inclusive", izany hoe iraisan'ny rehetra sy idiran'ny rehetra. Variana ny mpanaraka ny raharaham-pirenena ka mametraka ny fanontaniana hoe "fa iza àry no heverin'izy ireo ho azo horebirebena eto ê?" Raha ny "iraisan'ny rehetra" sy "idiran'ny rehetra" no takian'izy ireo dia tokony ho ny tany amin'ny ankolafy misy azy ireo avy no nampisehoan'izy ireo an'izany. Nahoana mitaky an'izany aty amin'ny fihaonambem-pirenena izy ireo, kanefa tsy nahavita an'izany tao aminy, izy samy izy? Izay ilay hoe ambanimaso tsy hita.
Tsy hitan-dry zareo ny eo ambanin'ny masony, ary tsy hitany toraka izany koa ny eo ambanimason'ny vahoaka malagasy. Rehefa nojerena tokoa mantsy ireo milaza ho vonona ny handray anjara amin'ny "ady hevitra rehetra" hatao hivoahana amin'ny krizy dia azo lazaina fa ao daholo ny rehetra… Satria ao anatiny izy ireo. Ao ny Arema, ao ny Tim, ao ny HPM… koa iza sisa izany no tsy ao?... Ny olon-dehibe narahin'izy ireo, efa "nahazo taona" sy efa nandalo teo amin'ny fitondrana kanefa tsy nahomby sisa. Tena tsy hitan-dry zareo ireo ve izany zava-misy izany? Tsy eo ambanin'ny masony akory anefa fa tena ifanatrehany mihitsy... Asa fa dia anjaran'izy ireo no mandinika ê.
La Gazette de la Grande Ile, Vendredi, 10 Septembre 2010 05:42
Alain R.
vendredi, août 13, 2010
Sortie de crise... ?
Parmi le tiers qui soit connu, on remarque qu’une partie ne sort du lot des anonymes que parce que ces formations se sont fait tendre le micro, ou ont fait passer des articles pompeux dans la presse écrite de la capitale, moyennant une conférence de presse, trop souvent médiocre, suivie de coquetèles et d’enveloppes, dénommées « felaka » pour les plus médiatiques et qui s’en donnent les moyens. L’autre partie est connue tout simplement parce que ce sont de réels partis politiques, avec des structures qui fonctionnent, des hommes politiques et des militants véritables qui les animent, un statut, un projet de société et une idéologie claire. Ce dernier lot de formations politiques a déjà fait ses preuves dans les compétitions électorales, présidentielles ou législatives.
Ainsi est ce groupe hétéroclite du CCI Ivato, sans grand éclat car dominé par d’innombrables micro partis avec lesquels un petit nombre de grandes formations partage à égalité, au nom de la démocratie, la voix et le crédit sur des sujets d’envergure national et international. On ne s’étonnera donc pas si les débats et discussions ont abouti à des revendications de places et de nouvelles dépenses en plus de celles occasionnées par les « dinika santatra » et autres « raiamandreny mijoro >>.
Tribune.com, Vendredi 13 août 2010, par Bill
dimanche, juin 20, 2010
BESSA
jeudi, avril 29, 2010
Marchandisation de la Fjkm et... achat de Dieu
2°) Comme les Tsiranana-Pisodia et Ratsiraka-Arema, Monsieur Ravalomanana a donné les marchés publics aux étrangers, à lui-même et à ses proches.
- Il a manipulé
* la richesse nationale, financé sa candidature d'une manière occulte
* organisé des barrières financières occultes lors des élections présidentielles ; il a financé son parti politique d'une manière occulte.
- Il a rempli les Institutions par des membres de son parti pour mettre ainsi sur le dos de l'Etat le financement de son parti.
- Il a nommé un homme de son clan, ambassadeur en Suisse, ce pays où les banques ouvrent les comptes avec des codes sans révéler les noms.
En même temps, Monsieur Ravalomanana a donné des leçons d'intégrité et de lutte contre la corruption (du déjà-vu du temps des Tsiranana-Pisodia et Ratsiraka-Arema). Tout cela
c'est indigne !
C'est frustrant !
C'est appauvrissant !
C'est honteux!
C'est une preuve de plus et limpide de cynisme et de défaillance énorme de Monsieur Ravalomanana, en terme de savoir, de savoir-être, de savoir-faire, que devrait avoir un Président de la République digne de ce titre.
3°) Sans le moindre scrupule, dans ce contexte de financement occulte et de corruption des élections et des partis politiques, Monsieur Ravalomanana s'est incarné en la Justice elle-même :
- Président du Conseil supérieur de la magistrature, il a contrôlé la police, les forces armées -étant le Chef Suprêmes-, les prisons, la Bible, les marchés, le Fjkm...
- Il a nommé directement et/ou indirectement les membres de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), chargés de déclarer que c'est lui le Président élu !
4°) Monsieur Ravalomanana, qui pratique le financement occulte, a donné des leçons sur la corruption et l'intégrité ! Il a crée le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) pour chasser les corrompus ! En réalité, Comme les Tsiranana-Pisodia, Ratsiraka-Arema, le régime Ravalomanana-Tim a maintenu à Madagascar une pratique de parti politique sans pédagogie, ni éthique, ni déontologie, ni cadrage juridique, et surtout financièrement occute ! C'est-à-dire corrompue !
Les Tsiranana-Pisodia, Ratsiraka-Arema, Ravalomanana-Tim ont incarné ainsi la corruption dans l'histoire de Madagascar de 1960-2008!
5°) Et la liste s'allonge ! Monsieur Ravalomanana s'est fait élire Vice-président de la FJKM (Eglise de Jésus-Christ à Madagascar, protestante réformée) à laquelle il a donné des sommes faramineuses à coup de publicité. Il a donc acheté la religion protestante et, par synergie, a acheté Dieu lui-même. Monsieur Ravalomanana a procédé ainsi à la marchandisation de la religion protestante à Madagascar, achetable et achetée, vendable et vendue, pour en faire un outil occulte politique, au sens bas et indigne du terme en habit du dimanche. Quelle provocation ! Quelle honte ! Quelle autodestruction de la culture « Ny maha Malagasy » !
En conclusion :
Tout cela constitue une blessure pour l'histoire de Madagascar qui mérite largement mieux ! Nous payons très cher ces 48 années de manque de prudence, de veille qualitative structurelle et systémique de l'Etat, de nos Institutions et de notre Constitution, un manque de vision qualitative d'intelligence d'ensemble.
Le moment n'est plus à la légèreté du voter parce que c'est un « bôgôsy », un riche, un militaire, un autodidacte, un natif de telle ou telle région, un membre de tel parti, de telle famille...
Il faudra faire une pédagogie efficiente sur ce qu'est la politique, la nécessité d'un cadrage juridique, la fin de l'évidence de 48 années de pourriture du financement des élections présidentielles et des partis politiques ; la nécessité d'un véritable cahier des charges des élus avec les compétences requises en terme de savoir, de savoir-faire et de savoir-être ( Il ne faut plus de Président ignorant du savoir et des autres, qui ne comprend même pas ce qu'il dit ou ce qu'il lit, avec des parlementaires qui ne comprennent même pas ce qu'ils votent... pour le devenir du pays).
Quelles solutions citoyennes ?
Un Président de La République de Madagascar doit inspirer la confiance dès son élection. Il doit faire preuve d'un minimum en termes de scrupules, savoir, savoir-faire et savoir-être. Pédagogue, et ayant une vision qualitative d'ensemble, il donne un sens lisible du développement, à la délicatesse des Institutions, et veille à une cohérence d'ensemble.
Il doit savoir préserver les cinq bases qui garantissent la vie, la survie et le développement de Madagascar :
- l'environnement des élections et des partis politiques
- l'environnement Juridique
- l’environnement du patriotisme et de l'Economie (mondialisée)
- l'environnement des Institutions (Présidence, Gouvernement, Parlement...)
- l'environnement du système éducatif.
Si une seule de ces cinq bases est torpillée tout le reste s’écroule. C'est systémique! C'est limpide! 1960, 1972, 1991, 2002 ...
La démonstration est ainsi faite que les trois régimes Tsiranana-Pisodia, Ratsiraka-Arema, Ravalomanana-TIM n'ont jamais été à la hauteur des enjeux et des véritables besoins qualitatifs de développement de la Grande île. Pour avoir un développement réel, palpable et durable, Madagascar continuera à travailler avec les partenaires étrangers mais avec un peu plus de dignité pour son peuple. A charge à ceux qui sont élus par une structure saine et digne, la compétence et la transparence de négocier les meilleures conditions possibles pour le bien-être du grand nombre.
Thaïna Johnson Jacky, dimanche 7 septembre 2008
jeudi, avril 22, 2010
DINIHO KELY ITY: Omeo aloha ny ohatra
Miarahaba ny rehetra,
Ny attentat sy ny Johannesburg de tsy mahataitra anay loatra. Le voalohany aloha d'efa noteneninay matetika oe ireo tompon'andraikitra ao ambadiky ny Fitondrana anieny eo ihany no eo e! Formation continue reo, hatr@ Tsiranana ka hatr@...Andry. Tsy manameloka an'iza n'iza fa ny tantara no hitsara. Le faharoa (ACCORDS Dakaroa, Accord politique de Maputo, de ahoana ndray Accord de Johannesburg) de resaka henonay foana, ary efa fantatra fa le fomba GASY tsy mahalala ny ENY sy TSIA ndray no vokany (Message N° 35850 NY HEVITRA TERA-BARY)...wait and see
F'ity misy hevitra natsipin'ny namana ka mba nanintona kely ary zaraina
DINIHO KELY ITY: Omeo aloha ny ohatra
LaGazette, Jeudi, 22 Avril 2010 06:23
Mba mahagaga ihany ireto mpanao pôlitika eto amintsika ireo. Heverin'izy ireo ho tsy misaina ve ny gasy ka ilazany izao antsanga tsy aman'orana rehetra izao?
Mahagaga tokoa fa dia mbola misy ihany ny mizizo amin'izany hoe tokony hanao fampihavanam-pirenena izany. Tsy misy maharatsy azy izany fampihavanana izany, kanefa iza àry moa no hampihavanina eto ê? Raha mba nanontaniana ny tetsy sy ny teroa dia samy gaga tokoa, ary manontany ny hoe fa iza no miady?... Tsy miady tokoa ny gasy, kanefa hampihavanin-dry zalahy, hono.
Raha ny hita, amin'izao fotoana izao, dia ry zareo mpanao pôlitika no miady, ary tsy tena ady araka ny fahalalan'ny rehetra azy aza izany fa ady seza. Tsy mifanao totohondry izany izy ireo rehefa mifanena fa dia mifampiarahaba sy mifampitsikitsiky tsara. Raha ny re aza moa dia toa hoe niara-nifety tany Afrika tany ry zareo lehibe mpitarika tamin'ny fitsingerenan'ny vanim-potoana nahaterahan'ny iray tamin'izy ireo.
Ny manahirana ihany koa, na "mampatahotra" ihany aza ny milaza azy, dia toa eto an-drenivohitra, Antananarivo, eto ihany no misy an'io "ady" io. Eto ihany no itaizana azy io, satria… tsy mandaitra angamba izany any amin'ny faritra any?... Manahirana, na "mampatahotra" ny miresaka an'izany, kanefa amin'ny lafiny hafa dia azo lazaina fa mampiseho ny fahendren'ny Malagasy amin'izao fotoana izao izany. Ny be kajikajy, no sady ratsy taiza eto an-drenivohitra eto ihany sisa no mety ho voajono amin'izany fampiadiana izany.
Koa rehefa tsy miady ny ambanilanitra, mifandray tanana ny mpanao pôlitika "salantsalany", efa nifampizara sy mbola hifampizana "gatô" ny pôlitisianina ngezalahy, dia inona no ho antom-pisian'izany fampihavanam-pirenena izany ê?
Tsy maintsy misy ny miady, izay vao misy ny fampihavanana, koa dia mipetraka ihany ny ahiahy amin'ny hoe sao dia mba famoronana an'izany ady izany àry no tanjon'ireny baomba mipoaka etsy se eroa sy itony tsy fandriam-pahalemana miha henjana isan'andro itony?
Nahoana àry ireto pôlitisianina ireo no mananatra ny gasy, kanefa ry zareo no manana olana? Tokony ho izy ireo aloha no hihavana marina, satria any amin'izy ireo ny olana. Tokony ho izy ireo aloha no hanome ny ohatra vao…
Ny tena izy izany dia tokony mba handinika ihany ry zalahy ireo vao manitrikitrika sy mizizo amin'ny heviny ê.
Alain R.
NY MOMBA AHY
TAHIRY
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