Ile-continent de 592 000 kms2 située à 400 kms des côtes orientales africaines et à 10 000 kms de la France, Madagascar célèbrera dans six mois le cinquantième anniversaire de son indépendance. Ses quelque 19 millions d’habitants, dont au moins 70 % vivent, d’après les spécialistes, en-dessous du seuil de pauvreté, auront-ils la tête et le cœur à se réjouir de cet important évènement ? Rien n’est moins sûr. Leur seule et véritable préoccupation, aujourd’hui, se focalise sur la recherche de la pitance quotidienne dans un monde totalement absurde où la surconsommation et l’opulence la plus criante du plus petit nombre cohabitent avec la famine et l’indigence la plus dégradante du plus grand nombre. La Grande Ile fait partie des pays les plus pauvres du monde et ne doit, désormais, sa survie qu’à l’afflux des aides internationales et au développement d’une économie parallèle informelle où le népotisme, le copinage, l’affairisme, la vénalité et la corruption rongent, comme un gigantesque cancer, tous les rouages de la vie politique, économique, financière, sociale et culturelle du pays.
Comment et pourquoi cette île qui fut pourtant l’un des plus beaux fleurons de l’Afrique francophone au lendemain de la décolonisation de 1960 en est-elle arrivée là ?
Il serait hasardeux d’expliquer le déclin de ce pays, qui regorge pourtant de ressources naturelles agricoles et minières abondantes et variées, par de simples théories économiques qui mettent en avant, par exemple, son éloignement géographique par rapport aux grands centres d’intérêt commerciaux et financiers mondiaux, son climat capricieux qui ravage régulièrement ses régions côtières, son manque d’ouverture et d’intégration commerciale et financière, notamment vis-à-vis des grands pôles commerciaux africains régionaux (COMESA, SADC) (1), ou encore la faiblesse des efforts financiers qu’il peut déployer pour assurer la promotion de ses ressources humaines. Ces facteurs doivent, naturellement, être pris en compte, mais une analyse poussée de leurs prétendus impacts sur la situation conduit très rapidement à démontrer qu’il s’agit, en réalité, d’évidentes contre-vérités. En tout état de cause, ils ne peuvent pas, à eux seuls, expliquer l’important retard pris par la Grande Ile en termes, notamment, d’infrastructure, de technologie ou encore de développement humain.
Le sous-développement chronique de Madagascar, «conséquence dramatique de quatre décennies de régression quasiment ininterrompue des niveaux de vie» (2) s’explique peut-être aussi, et sans doute principalement, par les turpitudes de ses dirigeants politiques et l’inadéquation de ses principales institutions, lesquelles ont ouvert la voie à de graves dérives en matière de gouvernance. Nous allons essayer d’en faire la démonstration.
Le « libéralisme socialisant» de Philibert Tsiranana et ses vicissitudes.
Successivement Protectorat (1895), Colonie (1896) et République membre de l’Union française (1958-1960), avant de recouvrer son indépendance le 26 juin 1960, la Grande Ile s’est fait remarquer, pendant les douze premières années de son indépendance, par sa légendaire stabilité politique. Cette première période postcoloniale présidée par Philibert Tsiranana, fut particulièrement marquée par l’omniprésence et l’omnipotence des conseillers techniques étrangers - français dans leur quasi-totalité - qui étaient aux commandes des principaux leviers de la machine administrative, économique et financière du pays. Madagascar connut néanmoins une certaine forme de progrès : sa population mangeait à sa faim et « l’Ile heureuse », comme on se complaisait alors à l’appeler, était exportatrice de riz, l’aliment de base du Malgache qui en consommerait 140 kgs par an.
En réalité, dès le milieu des années soixante, les Malgaches ont commencé à manifester leurs mécontentements vis-à-vis du pouvoir en place. A leur manière, ils dénoncèrent, d’une part la totale domination de l’économie de leur pays par les étrangers, d’autre part la mainmise du Parti Social Démocrate (PSD), parti politique gouvernemental, sur l’ensemble de l’appareil politico-administratif et de production de l’île.
Il faut noter, en effet, que les étrangers contrôlaient 80 % de l’économie moderne du pays et détenaient 90 % des capitaux qui y étaient investis. Sur les dizaines de milliards de FMG que drainaient annuellement les entreprises étrangères, 36 à 40 % étaient régulièrement transférés hors de la Grande Ile. Enfin, une comparaison des revenus annuels des différents éléments de la population faisait apparaître des différences considérables entre, d’une part les citadins et les ruraux autochtones, d’autre part les étrangers, les disparités étant allées de 1 à 25. Quant au PSD, un auteur avait affirmé qu’il était parvenu à une telle puissance qu’une véritable symbiose s’était faite entre lui, le Régime et l’Etat, et qu’on ne pouvait même plus dire que l’Administration intervenait en sa faveur parce que cette dernière, justement, est devenue un des principaux rouages de ce parti, avec toutes les dérives que cette situation devait immanquablement engendrer
La première crise politique éclata ainsi en 1971 lorsque la Gendarmerie Nationale tenta d’écraser la révolte des éleveurs du Sud-Ouest qui refusaient de payer leurs impôts. Une grève générale, déclenchée un an plus tard, par des lycéens et des universitaires sur la quasi-totalité du pays amplifia le mouvement. La nuit du 12 mai 1972, quelque 400 grévistes réunis à l’Université d’Antananarivo furent alors arrêtés et déportés au bagne de Nosy-Lava.
Cette erreur tactique et politique majeure signa l’arrêt de mort du Régime en place et propulsa au pouvoir, en qualité de chef du Gouvernement, le Général Gabriel Ramanantsoa. La Grande Ile connut alors une nouvelle période politique relativement courte (1972-1975) mais très complexe, émaillée d’affrontements divers entre différentes forces civiles, militaires, politiques et même ethniques. Le point d’orgue en fut la disparition tragique - qui reste à élucider - du Colonel Richard Ratsimandrava, le malheureux successeur du Général Ramanantsoa, assassiné le 11 février 1975 après seulement six jours d’exercice du pouvoir. Mais, paradoxalement, le pays se stabilisa de nouveau après l’avènement, le 01 janvier 1976, de la République démocratique de Madagascar (RDM).
Les avatars de la République Démocratique malgache de Didier Ratsiraka.
Ministre des Affaires étrangères du Général Ramanantsoa, négociateur des nouveaux Accords de coopération avec la France et promoteur de l’ouverture de Madagascar vers les pays de l’Est, Didier Ratsiraka accéda à la magistrature suprême du pays par la voix directe du peuple, après avoir fait adopter par la même consultation populaire une nouvelle Constitution et sa « Charte de la Révolution socialiste malgache », une sorte de profession de foi dans laquelle il manifesta sa volonté, par ailleurs tout à fait légitime, de se démarquer de l’influence française. Il mit en place, par le biais de la révolution socialiste tous azimuts, de nouvelles structures étatiques plus adaptées, de son point de vue, à l’objectif d’indépendance plus réelle de son pays vis-à-vis de l’extérieur.
Dès la fin de l’année 1976, l’étatisation de l’économie de la Grande Ile s’est ainsi traduite par le contrôle à 61 % par l’Etat socialiste malgache de la machine économique, dont 100 % pour les assurances et les banques, l’eau et l’électricité, 78 % pour les exportations, 70 % pour le commerce intérieur, 60 % pour les importations, 35 % pour l’industrie et 14 % pour les transports maritimes.
L’histoire est-elle un éternel recommencement ? La question reste posée car, pour la seconde fois, elle vit l’émergence, l’organisation et le développement au sein d’un nouveau parti politique, l’Avant-Garde de la Révolution socialiste malgache (AREMA), d’une nouvelle bourgeoisie d’affaires nationale au pouvoir tentaculaire, gravitant autour de Didier Ratsiraka et infiltrée dans tous les rouages de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays : les Forces armées, les banques, les assurances, la Justice, les sociétés d’Etat, les grandes compagnies privées et, bien entendu, l’Administration.
Cette nouvelle intrusion de la politique partisane dans la gestion des affaires publiques, couplée avec un climat de morosité de l’économie mondiale, constitua le ferment d’une nouvelle et très importante crise économique, financière et sociale, tous les indicateurs macro-économiques du pays ayant alors viré au rouge.
En 1985, appelés au chevet d’un Etat malgache au bord de la cessation de paiement, le FMI et la Banque Mondiale apportèrent leurs remèdes-miracles, avec les conditionnalités draconiennes d’usage dans leur célèbre Programme d’Ajustement Structurel (PAS) : libéralisation du commerce, privatisation ou dissolution des sociétés d’Etat, levée du monopole d’Etat sur les activités bancaires, dévaluation du franc malgache, assainissement progressif des finances publiques et arrêt des recrutements dans la Fonction Publique, allègement des charges fiscales pesant sur les entreprises, encouragement du développement du secteur informel de l’économie, etc.
Bref, il s’agissait purement et simplement de dynamiter méthodiquement et systématiquement toutes les structures socialisantes du pouvoir socialiste de Didier Ratsiraka : une véritable hérésie pour les dogmatiques et les caciques du Régime ! Mais l’argent coula à flots et permit à une nouvelle frange de la population évoluant dans le secteur informel de se constituer des fortunes colossales en un temps record, sous l’œil indifférent des Institutions de Bretton Woods.
Ce revirement forcé à 180° de la philosophie politique et du modèle de développement économique du pays n’apporta cependant aucun changement palpable sur le plan national, bien au contraire. La grande majorité de la population malgache continua de s’appauvrir d’une manière dramatique. Une nouvelle grève générale déclenchée dans tout le pays en juillet 1991 et une marche pacifique de la foule tananarivienne sur le Palais d’Etat située dans la banlieue sud de la capitale, un mois plus tard, chassèrent alors Didier Ratsiraka du pouvoir, non sans effusion de sang. Il partit se réfugier en France et fut remplacé par Albert Zafy, un professeur agrégé de médecine.
Quatre ans plus tard, Didier Ratsiraka revint cependant à la magistrature suprême du pays, après des élections censées avoir été démocratiques, organisées à la suite de l’échec retentissant de la présidence d’Albert Zafy (1991-1996) qui a fait l’objet d’une procédure constitutionnelle d’empêchement par les membres les plus influents de son propre camp. Mais les événements dramatiques consécutifs à l’élection présidentielle de la fin de l’année 2001(3) le chassèrent encore une fois du pouvoir. En juin 2002, il fut contraint de se réfugier de nouveau en France et vit toujours dans les quartiers chics de la capitale française.
Marc Ravalomanana devint alors le cinquième Président de la République malgache depuis l’indépendance de 1960, mais le premier originaire des Hauts Plateaux - il est important de le souligner - élu par la voie des urnes.
Marc Ravalomanana, l’homme du changement ?
Totalement inconnu du grand public avant son arrivée à la tête de la Mairie d’Antananarivo dont il assura la gestion avec une redoutable efficacité, Marc Ravalomanana étonna tout le monde lorsqu’il se présenta aux élections présidentielles de décembre 2001. Déclaré vainqueur après le premier tour qui a généré moult rebondissements, il déchaîna toutes les passions, tant sur le territoire national qu’à l’extérieur, le fulgurant développement des NTIC ayant permis à la diaspora, via Internet, de prendre une part importante, et sans doute même déterminante, aux débats qui se sont livrés sur le sujet. Il y eut, bien entendu, l’admiration débordante de ses supporters, mais aussi la suspicion, la rancœur, l’esprit de vengeance et la haine viscérale de ses détracteurs.
Self-made-man, propriétaire de la plus importante unité agroalimentaire de l’île, Marc Ravalomanana dérangeait, semble-t-il, à cause de ses origines paysanne et merina (4), des succès qu’il a enregistrés dans la gestion de ses affaires privées (le Groupe Tiko) et publiques (la Mairie d’Antananarivo), enfin de la foi inébranlable qui l’animait. Son credo : la bonne gouvernance. Son ambition : le développement rapide et durable de son pays. Ses moyens : la bonne volonté et l’honnêteté intellectuelle des hommes et femmes dont il s’est entouré, ainsi que le soutien financier de la Communauté internationale, le FMI et la Banque Mondiale en particulier.
Mais la situation économique, financière et sociale que le régime de Didier Ratsiraka lui a laissée en héritage était la plus dramatique que la Grande Ile ait jamais connue depuis son indépendance. Didier Ratsiraka, bien entendu, n’en était pas le seul responsable. Toute sa cour était également et totalement impliquée dans ce terrible échec, plus particulièrement tous ces technocrates hyper-doués (Polytechnique, Centrale, Mines, ISA, IEP, IAE, EDHEC, MBA, etc.) qui, par amitié et fidélité sans doute, ont mis leur science, leur savoir et leur savoir-faire au service de leur chef suprême. Pendant les 25 années de règne sans partage du Président de la RDM, ils n’ont su ni contenir ni neutraliser les manœuvres les plus abjectes des affairistes de tous bords et des opportunistes sans foi ni loi qui ont procédé au pillage systématique et au dépeçage scientifique de toutes les richesses du pays, ravalant ainsi ce dernier aux premiers rangs des pays les plus pauvres du monde.
Marc Ravalomanana s’était engagé à changer cette situation incompréhensible et intolérable. Il a essayé de s’en donner les moyens, mais il n’y eut ni miracles ni «développement rapide et durable», pour reprendre une expression qu’il semblait affectionner. Il s’est pourtant attaqué, avec conviction et résolution, aux sujets les plus urgents : le développement des infrastructures routières, l’amélioration de la protection sanitaire et sociale, le renforcement du système éducatif, mais aussi la bataille contre la corruption, pour inverser le cours de l’histoire et soulager la grande majorité des Malgaches de son insoutenable pauvreté.
A l’instar de ses prédécesseurs, il n’a malheureusement pas su maîtriser à temps les manœuvres insidieuses de son entourage. Le nouveau parti politique Tiako i Madagasikara (TIM) qu’il a créé et fait développer, notamment, est devenu une véritable machine de guerre, non seulement ultra dominante au sein des deux chambres du Parlement, mais encore et surtout infiltrée dans les rouages du pouvoir politique, administratif, financier et de production du pays. Tout naturellement, il a fini par verser dans les errements, les dérapages et les dérives totalitaires du PSD et de l’AREMA en leur temps, signant de facto l’arrêt de mort du Régime.
Il est cependant important, par fidélité à l’Histoire, de mentionner que, très objectivement, Marc Ravalomanana était encore le seul homme politique malgache, depuis l'indépendance de l’île, à avoir eu une vraie vision du développement de son pays et à tenter de se donner les moyens de faire avancer les choses. En quelques années, il a réussi ce que personne d'autre n'a fait, ne serait-ce que pour les infrastructures routières ou le développement de l'agrobusiness. La cécité politique dont il a fait preuve reste incompréhensible, car les signes avant-coureurs de son déclin étaient là, bien visibles, notamment lorsque le TIM perdit la mairie de la capitale aux élections municipales du 12 décembre 2007, au profit d’un jeune et riche chef d’entreprise, Andry Rajoelina, self made man comme lui.
La réélection à la Présidence de la République de Marc Ravalomanana en décembre 2006, bien que difficilement acquise (5), a sans doute pu lui faire penser que tout lui était désormais possible et permis. D'où l'abus - jusqu'à la lie - d’une position dominante, non seulement inacceptable sur le principe, mais également intenable sur le long terme. Réputé personnage, plus d’instinct que de raison, il aurait peut-être dû écouter davantage ses conseillers, les plus lucides et les plus honnêtes d’entre eux. Il y en a eu. Cela lui aurait évité de commettre les trois erreurs politiques majeures qui lui furent fatales et qui ont permis à Andry Rajoelina de lui ravir sa place dans les conditions dramatiques qui sont rappelées dans les lignes qui suivent.
« La révolution orange » d’Andry Rajoelina et l’indescriptible désordre institutionnel qu’elle a généré.
Plagiat de la révolution orange ukrainienne de 2004, la révolution orange malgache de décembre 2008, est la résultante de trois évènements politiquement sensibles qui ont définitivement scellé le sort de l’avenir politique du dernier Président de la République élu de la Grande Ile, réfugié aujourd’hui en Afrique du Sud :
* d’abord, la fermeture de la télévision Viva TV, propriété d’Andry Rajoelina, accusée d’avoir diffusé une récente interview de Didier Ratsiraka sur la situation politique du pays, cette fermeture ayant été citée comme un exemple parmi d’autres d’une nième atteinte des pouvoirs publics en place à la liberté d’expression ;
* ensuite, la révélation de la négociation d’un important contrat entre l’Etat malgache et la société sud-coréenne Daewoo Logistics, relatif à un projet de location de terres pour la culture de maïs et de palmiers à huile : une véritable hérésie d’après ses détracteurs, quand on sait l’attachement viscéral du Malgache à la terre de ses ancêtres ;
* enfin, l’achat par Marc Ravalomanana, d’un nouvel avion présidentiel dont le coût – 60 millions de dollars – aurait plus ou moins correspondu au montant des aides internationales qui devaient être versées aux Pouvoirs Publics malgaches pour des actions, non pas d’apparat, comme on a pu le lui reprocher, mais de développement.
En moins de trois mois, ce mouvement prétendument populaire, alimenté et animé en fait par une foule tananarivienne disparate, déçue de la mauvaise gouvernance de Marc Ravalomanana, a conduit Andry Rajoelina (entretemps démis de ses fonctions de maire de la capitale) et sa troupe à prendre le pouvoir par la force, avec l’aide d’une petite (mais puissamment outillée) fraction de l’armée.
Le bilan de ce coup d’Etat, condamné par l’ensemble de la Communauté internationale, fut très lourd : au moins une centaine de morts, des arrestations arbitraires, un appareil de production - plus particulièrement du Groupe Tiko - pillé et vandalisé, des incitations à la violence, des mutineries, une atteinte invraisemblable à l’intégrité de diplomates étrangers et, enfin, des accusations - totalement infondées – de tentatives d’attentats à la bombe contre les adversaires les plus actifs de cette prise de pouvoir illégal.
Une grave crise institutionnelle s’en est suivie, à laquelle se sont mêlés, de surcroît, les anciens Présidents de la République, Didier Ratsiraka, Albert Zafy et, naturellement, Marc Ravalomanana, chacun d’eux s’obstinant à vouloir reprendre une part active, au plus haut niveau de l’Etat (du moins de ce qu’il en reste), à la gestion des affaires nationales et internationales du pays, par le biais de leurs mouvances politiques respectives.
Plus d’un an après le début de cette crise, aucune solution sérieuse ne semble pourtant se profiler à l’horizon, en dépit des interventions maintes fois répétées et des menaces de sanctions lourdes - notamment financières - de plus en plus précises, brandies par la Communauté internationale (Union africaine, SADC, Union Européenne, Etats Unis), laquelle n’a de cesse de prôner le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la mise en place d’institutions transitoires dites « consensuelles et inclusives » et le retour de la démocratie.
Les dernières actualités politiques malgaches apportent chaque jour leurs lots de mauvaises surprises. L’exemple dramatique et le plus injuste est l’exclusion de Madagascar du bénéfice de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act, un système de préférence douanière qui permet à certains pays africains de pénétrer plus facilement le marché américain), avec en perspective la destruction de quelque 180 000 emplois directs et indirects liée à la fermeture probable d’au moins une vingtaine d’usines textiles des zones franches touchées par cette mesure à très large connotation politique. C’est également le cas du processus de paix, initié et mis en place au forceps par la Communauté internationale, qui a volé en éclats après la récente décision unilatérale d’Andry Rajoelina de s’en retirer.
Il devient ainsi de plus en plus illusoire de croire et d’espérer que tous les politiciens impliqués dans ce désastre finiront un jour par revenir à la raison et à s'accorder sur un règlement fraternel, consensuel et définitif de leurs querelles ignominieuses. A cause de leur entêtement, de leurs atermoiements, de leurs tergiversations et de leur mauvaise foi manifeste, le Malgache de la rue continue, lentement mais sûrement, sa descente vers les bas fonds de l'indigence la plus absolue. Malgré sa patience légendaire, il ne serait pas surprenant qu’il participe, demain, à des actes de désespoir total : une émeute de la faim, par exemple.
Aussi, la tentation est-elle grande, aujourd’hui, de s’en remettre à l’intermédiation de l’armée, avec un grand «A», celle qui aurait encore le sens de l’honneur, de la parole donnée, de la discipline (c’est son métier !) et de « l’intérêt supérieur de la Nation », cette notion trop de fois galvaudée au cours de cette crise interminable et honteuse. Cette armée aurait pour principale mission de rétablir l’ordre, en mettant en veilleuse la politique et, surtout, en écartant de la direction actuelle des affaires nationales tous les protagonistes de ce désordre institutionnel inacceptable. Elle organiserait ensuite, le plus rapidement possible, de nouvelles élections, pour départager par les urnes tous les prétendants à des fonctions publiques, présidentielles en premier lieu. Ces consultations seraient organisées sous la surveillance étroite d’observateurs internationaux, pour garantir l’égalité des chances des candidats et, surtout, la liberté de choix de chaque citoyen.
La seule et lancinante question est de savoir si la Grande Muette qui, elle aussi, subit actuellement de plein fouet les affres de l’indiscipline de certains de ses éléments, est réellement en mesure de se donner les moyens de la réalisation de cette noble mission, pour que triomphent enfin dans ce merveilleux pays, non pas les hommes ni les mouvances politiques, mais les nouveaux projets de société et les programmes de développement viables et réalisables qui lui ont tant manqué au cours de ces dernières décennies.
Ce sera sans doute le prix fort à payer pour le retour d’une vraie paix sociale, durable et profitable au plus grand nombre. Et c’est tout le mal qu’on puisse souhaiter à la Grande Ile à la veille de la célébration du cinquantenaire de son indépendance, en attendant l’arrivée prochaine d’un nouveau Président de la République qui aurait à la fois «la naïve droiture» d’Albert Zafy dans la conduite des affaires nationales, «la belle prestance» de Didier Ratsiraka, du temps de sa splendeur, au niveau international, «l’instinctive habileté» de Marc Ravalomanana dans les activités économiques et, enfin (soyons fous), «l’insolent jusqu'au-boutisme» d’Andry Rajoelina, le tout dans le seul, unique et exclusif «intérêt supérieur de la Nation»(6).
Roger RABETAFIKA
Institut Supérieur d’Etudes Comptables
Faculté de Droit et de Science Politique
Université Paul Cézanne d’Aix-Marseille III
1.Les pays membres de la COMESA et de la SADC sont : l’Angola, le Burundi, les Comores, la République Démocratique du Congo, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Malawi, l’Ile Maurice, les Seychelles, le Swaziland, le Soudan, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Tanzanie, la Namibie et l’Afrique du Sud. Un gigantesque marché de plus de 350 millions de consommateurs potentiels.
2. Fourmann E., « Madagascar après la crise, perspectives économiques 2003-2004 », Rapport de la Direction de la stratégie - Département des politiques générales - Division des études macroéconomiques au siège de l’Agence Française de Développement, janvier 2003.
3. Le bras de fer auquel se sont livrés les deux candidats à l’élection présidentielle du 16 décembre 2001, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, qui a vu la victoire de ce dernier, a failli plonger le pays dans une effroyable guerre civile aux conséquences incalculables.
4. La population malgache comprend 18 ethnies. L’Histoire a toujours enseigné que les Merina, minoritaires, originaires des Hauts Plateaux, auraient eu la mainmise sur l’essentiel de l’appareil politico-administratif et de production du pays. On avait ainsi l’habitude de les opposer aux 17 autres ethnies de l’île, en appliquant la politique parfaitement rodée mais désormais éculée du régime colonial : « diviser pour régner ».
5.Il ne fut réélu qu’avec 54,79 % des voix.
6.Merci à Lily R. d’avoir insufflé une petite note d’espoir dans l’implacable noirceur de ce bilan.
mercredi, janvier 27, 2010
mercredi, janvier 06, 2010
Bonne année
Miarahaba antsika rehetra tratry ny taona 2010, hitondra Fahasalamana, Fahombiazana, ary Fahasoavana ho antsika mianakavy anie ity taona ho diavintsika ity.
mes meilleurs vœux...Santé, Prospérité et Bonheur
RIVO
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Point de vue d’un expert Un appel à l’unité ne suffit pas pour sortir de la crise
Il y a quelques semaines, nous avons évoqué ici même l’inapplicabilité de l’Accord d’Addis-Abeba, en raison du partage des pouvoirs qu’il institue entre les quatre mouvances, au lieu de les séparer, comme le préconise la théorie classique de Droit constitutionnel. Quelques jours après, la mouvance Andry Rajoelina s’affranchit effectivement de l’application introuvable de l’Accord et décide de gouverner seule.
Aujourd’hui, la HAT par l’ordonnance 2009-14 du 31 décembre 2009 élabore une « Loi de Finances 2010 », la promulgue après avoir reçu un avis de conformité (la décision 05/HCC/D3 du 31 décembre 2009) de la HCC, laquelle, suivant son habitude depuis quelques mois, valide tous les actes de la HAT, quitte à se contredire, citant même une Constitution qu’elle ne cesse de violer. La HAT légifère donc, exécute et juge.
Il faut alors souligner que la concentration des pouvoirs ainsi opérée marque le début de l’oppression et rappeler que le principe premier d’une fiscalité démocratique réside dans le consentement à l’impôt !
Si le verrouillage institutionnel autoritaire par la mouvance au pouvoir se perpétue, on risque de n’avoir d’autre choix, la résignation mise à part, que celui de l’affrontement direct. En effet, seule la confiance issue de suffrage universel peut justifier à la rigueur l’unité derrière le pouvoir d’un seul. Or, le pouvoir en place ne peut se prévaloir d’aucune élection.
Afin d’éviter tout recours à des moyens extrêmes, il est de la responsabilité de toutes les parties en cause, malgaches comme étrangères, d’imposer un retour à la table de négociations et de rechercher un accord plus équilibré qui, cette fois-ci, devrait non pas distribuer des sièges ministériels mais réellement séparer les pouvoirs afin qu’ils puissent à la fois agir et se contrôler mutuellement entre eux.
Le schéma constitutionnel qu’impose l’article premier de la Charte de la Transition du 12 août 2009 voulant « une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l’organisation d’élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles » et mettant « en place des institutions démocratiques et stables » devrait s’articuler autour des dispositions suivantes :
- un pouvoir exécutif unique, probablement issu de la mouvance A. Rajoelina, et responsable devant le pouvoir législatif ;
- un pouvoir législatif délibérant et contrôlant le gouvernement, avec une présence majoritaire de la mouvance au gouvernement mais réservant un quota permettant le contrôle par les autres : on peut établir des mécanismes fonctionnels de parlementarisme rationalisé, particulièrement la gradation de la majorité requise en fonction des décisions à prendre (majorité simple, majorité absolue pour les questions engageant les finances de l’Etat, majorité qualifiée engageant les quatre mouvances pour les questions relatives à la souveraineté), l’institution d’un shadow cabinet ou encore la liaison de la censure à la proposition d’un autre gouvernement ;
- un pouvoir judiciaire indépendant comprenant notamment un Conseil Supérieur de la Magistrature composé de magistrats et présidé par un magistrat élu par ses pairs d’une part, et d’autre part, une vraie Cour constitutionnelle contrôlant la conformité à la Charte de Transition des actes des autres pouvoirs : liée par ses décisions et obligée de les motiver, cette Cour sera composée de membres nommés par chaque mouvance et présidée par un membre non issu de la mouvance au gouvernement ;
- et, enfin, une Commission électorale nationale indépendante comprenant toutes les mouvances et présidée encore une fois par un membre non issu de la mouvance au gouvernement.
Ce schéma répondrait à la fois aux principes déclarés de la Transition et aux exigences du Droit constitutionnel et ainsi permettrait le fonctionnement régulier de l’Etat. Il est de la responsabilité de tous ceux qui prétendent vouloir faire sortir la Nation de la crise de le mettre en place. En effet, une séparation des pouvoirs demeure plus que jamais nécessaire, spécialement lorsque aucun groupement qui les exerce ne peut revendiquer valablement les suffrages populaires.
Johary RAVALOSON
Docteur en droit, Chargé d’enseignement à l’Université d’Antananarivo.
Midi Madagascar, Aujourd'hui, le 06-01-2010 l Parution N°: 8029.
mes meilleurs vœux...Santé, Prospérité et Bonheur
RIVO
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Point de vue d’un expert Un appel à l’unité ne suffit pas pour sortir de la crise
Il y a quelques semaines, nous avons évoqué ici même l’inapplicabilité de l’Accord d’Addis-Abeba, en raison du partage des pouvoirs qu’il institue entre les quatre mouvances, au lieu de les séparer, comme le préconise la théorie classique de Droit constitutionnel. Quelques jours après, la mouvance Andry Rajoelina s’affranchit effectivement de l’application introuvable de l’Accord et décide de gouverner seule.
Aujourd’hui, la HAT par l’ordonnance 2009-14 du 31 décembre 2009 élabore une « Loi de Finances 2010 », la promulgue après avoir reçu un avis de conformité (la décision 05/HCC/D3 du 31 décembre 2009) de la HCC, laquelle, suivant son habitude depuis quelques mois, valide tous les actes de la HAT, quitte à se contredire, citant même une Constitution qu’elle ne cesse de violer. La HAT légifère donc, exécute et juge.
Il faut alors souligner que la concentration des pouvoirs ainsi opérée marque le début de l’oppression et rappeler que le principe premier d’une fiscalité démocratique réside dans le consentement à l’impôt !
Si le verrouillage institutionnel autoritaire par la mouvance au pouvoir se perpétue, on risque de n’avoir d’autre choix, la résignation mise à part, que celui de l’affrontement direct. En effet, seule la confiance issue de suffrage universel peut justifier à la rigueur l’unité derrière le pouvoir d’un seul. Or, le pouvoir en place ne peut se prévaloir d’aucune élection.
Afin d’éviter tout recours à des moyens extrêmes, il est de la responsabilité de toutes les parties en cause, malgaches comme étrangères, d’imposer un retour à la table de négociations et de rechercher un accord plus équilibré qui, cette fois-ci, devrait non pas distribuer des sièges ministériels mais réellement séparer les pouvoirs afin qu’ils puissent à la fois agir et se contrôler mutuellement entre eux.
Le schéma constitutionnel qu’impose l’article premier de la Charte de la Transition du 12 août 2009 voulant « une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle, en vue de l’organisation d’élections régulières, justes, transparentes, équitables et crédibles » et mettant « en place des institutions démocratiques et stables » devrait s’articuler autour des dispositions suivantes :
- un pouvoir exécutif unique, probablement issu de la mouvance A. Rajoelina, et responsable devant le pouvoir législatif ;
- un pouvoir législatif délibérant et contrôlant le gouvernement, avec une présence majoritaire de la mouvance au gouvernement mais réservant un quota permettant le contrôle par les autres : on peut établir des mécanismes fonctionnels de parlementarisme rationalisé, particulièrement la gradation de la majorité requise en fonction des décisions à prendre (majorité simple, majorité absolue pour les questions engageant les finances de l’Etat, majorité qualifiée engageant les quatre mouvances pour les questions relatives à la souveraineté), l’institution d’un shadow cabinet ou encore la liaison de la censure à la proposition d’un autre gouvernement ;
- un pouvoir judiciaire indépendant comprenant notamment un Conseil Supérieur de la Magistrature composé de magistrats et présidé par un magistrat élu par ses pairs d’une part, et d’autre part, une vraie Cour constitutionnelle contrôlant la conformité à la Charte de Transition des actes des autres pouvoirs : liée par ses décisions et obligée de les motiver, cette Cour sera composée de membres nommés par chaque mouvance et présidée par un membre non issu de la mouvance au gouvernement ;
- et, enfin, une Commission électorale nationale indépendante comprenant toutes les mouvances et présidée encore une fois par un membre non issu de la mouvance au gouvernement.
Ce schéma répondrait à la fois aux principes déclarés de la Transition et aux exigences du Droit constitutionnel et ainsi permettrait le fonctionnement régulier de l’Etat. Il est de la responsabilité de tous ceux qui prétendent vouloir faire sortir la Nation de la crise de le mettre en place. En effet, une séparation des pouvoirs demeure plus que jamais nécessaire, spécialement lorsque aucun groupement qui les exerce ne peut revendiquer valablement les suffrages populaires.
Johary RAVALOSON
Docteur en droit, Chargé d’enseignement à l’Université d’Antananarivo.
Midi Madagascar, Aujourd'hui, le 06-01-2010 l Parution N°: 8029.
vendredi, décembre 25, 2009
Politikan'ny KIBO
JOYEUX NOËL
Amin'izao ankatoky ny taona vaovao izao dia tonga saina ihany fa tena ataon'ny mpanao POLIFIKA kilalao mihitsy ny vahoaka. Tsy kilalao fotsiny anefa fa tena fanaovana tsinontsinona ny REHETRA mihitsy. Ary raha hapetraka @ endriny hafa ny fanontaniana oe fa ahoana no mahatonga izany? Fomba fijery iray ity ary tsy miteny oe mamaly ny OLANA rehetra.
Tsy hay fa mbola tarazo tamin'ny Fanjanahantany ary azo lazaina f'efa talohan'zany, tamin'ny faha panjaka. Andrianampoinimerina, azy daholo izao rehetra izao ary izy no mizara ny tany fototry ny fivelomana, voly vary midika oe sakafo. Ny mpanjanan-tany dia mbola nanohy izany t@ endriny hafa, ka sady manjifa ny harena no mibaiko antsika hanao izay tokony hatao (manamboatra lalana, trano, hopitaly, fiangonana, tanim-bary...sns). Ny hifandraisan'ireo endrim-pitondrana ireo dia valin-katsembohana miankina bedebe @ SAKAFO = VARY, izay hantsointsika oe polikan'ny KIBO. Faly ery rehefa voky ny kibo. Tsy de misy maharatsy an'zany mihitsy t@ androny eny fa na dia hatramin'izao fotoana izao aza, fa inona no hiafarany rehefa tapin'ny SAKAFO ny fomba fijery?
Efa sivilizasiaona hafa izao (époque moderne) ka tsy ampy intsony ilay karama sanda-tsakafo fotsiny. Ny vidin'ny fitafiana, ny hofatrano, ny fitanterana...raha tsy hiteny afa-ts'reo dia midangana be. I Tsiranana no nampisa io tetika io, nandaitra tokoa. Tonga i Ratsiraka, nampisa io paika io "mamelona ny mponina ao aminy aloha..." (boky mena), tsy hita izay laoniny.Nodakaina i Ratsiraka t@ 1991, avy eo dia nofidina indray rehefa nanaovany Politikan'ny KIBO, fa noana ny vahoaka satria nidangana be ny DEVISE. Novaind-Ravalo ny formule, niampy 2 chevaux par foyer, ay jet privé no novidiny ho azy. Mitady hampiasa izany indray ny zanaky DADA, mitanisa ny fahorian'ny vahoaka isanandro izao,tsy fanakianana io fomba io akory zany fa filazan ny zava-misy fotsiny. Io indray i Andry mitetika hampiasa ilay fomba fanao, nahatonga vary 70 000 taonina...
Tsotra ny tiana takarina, aoka re tsy hanaovan'ny mpanao POLIFIKA politikan'ny kibo fotsiny ihany e! Mba hijery mihotra ny fehi-kibo. Nisy ny fanonganana an'i DADA, nilaina izany, na Rakoto na Rabe no nanao izany, fa raha ts'zany dia Prezida à vie teo izy (ohatran'ireo Firenena Afrikana sasany, ary io no anisan'ny tsy nanekenay ny MAPUTO hatrany am-boalohany). Ny tsy nampoizina fotsiny dia nitarazoka be ny TETEZAMITA, lasa "AUTO ROUTE MITA". Tsotra ny antony, ilay eo amin'ny fitondrana tsy niheritreritra TETEZANA fa ROUTE MITA, ilay voahongana rehetra manao tsipaky ny miala aina ka manao ny fomba rehetra hamerenana ny fomba ratsy (Ratsy, Ra8,RaZafy...). Putain, mifohaza ry vahoaka sa i Kotity no hataon-dry zalahy Prezida de Manandafy mijanona ho Praiministra ihany ny Ministra moa dia azo handraofana amin'ny SOBIKA, Ndremanjary ohatra raha tsy ilaza afats'io aho fa io no anisan'ny fantatro (texto: ny volam-panjakana anie dia izay tiako hanaovana azy e!...).
Aoka isika eto @ SERASERA aloha tsy hifampitsikera fotsiny ihany, hitsingoloka mot/mot izay teneni'ny hafa, fa mba hanabe ny vahoaka indrindra indrindra. Efa lany andro ilay oe miandany @ rahanona na rahanonona fa izay mahavita azy ihany. Ny firenena rehetra izao dia tsy miantehatra am'lay oe GAUCHE na DROITE intsony, fa miara-miasa ao daholo, ny "Faran'ny tsiay" ohatra (atao ahoana fa mbola misy tarazo ato amiko ny fanjanahantany). Hilaza mazava fa tsy ho tafavoaka mihitsy raha tsy ny tsirairay aloha no mitsikaraka. Ny mpanao POLOFIKA efa manao ny azy, mameno ny paosiny aloha vao mijery ny vahoaka nifidy azy "valable" eran-tany izany. Rehefa izany dia velona ny tokantrano, rehefa velona ny tokantrano, mandroso ny firenena (jereo ohatra ny SINOA). Aoka hazavaina ny resaka mba tsy ho VELON-DATAKA lava izao (na ny tsirairay izany na ny firenena). Ny fitondrana dia HAROFANINA fotsiny fa tsy HAZO HIANTEHERANA VELIVELY. Tsory mazava ny resaka oe "NA RAHOVIANA NA RAHOVINA ETO AMBONIN'NY TANY TSY HIZARA VOLA HAMELOMANA ANAO NY FIRENENA na NY FITONDRANA", valikan-tsembohana no omeny anao, karama, ary mbola taxer-ny indray ary io "IMPOTS ISANKARAZANY". Eo no antony andehanana any @ Repoblika vaovao."Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. " John Fitzgerald Kennedy.
Rehefa izay fantatry ny tsirairay mazava tsara ny sandan'ireny FANANAM-PAJAKANA rehetra ireny ka tsy simbasimbaina sy angalarina lava izao isaky ny misy sakoroka. Amin'ny fiainana andavanandro aza manao io fomba ratsy io satria harena tsy nisasarana no hieverany azy (aides internationales, volam-panjakana nahodina dia dorana ny tranon'olona, affaires masiso dia potehana ny orin'asa rehetra io).
Hatreo aloha fa lava loatra, fa hitondra rivotra vaovao anie io TAONA VAOVAO 2010 HO AVY IO
Politikan'ny KIBO Serasera Message: 34933
Vendredi 25. Décembre 2009 10:11
Amin'izao ankatoky ny taona vaovao izao dia tonga saina ihany fa tena ataon'ny mpanao POLIFIKA kilalao mihitsy ny vahoaka. Tsy kilalao fotsiny anefa fa tena fanaovana tsinontsinona ny REHETRA mihitsy. Ary raha hapetraka @ endriny hafa ny fanontaniana oe fa ahoana no mahatonga izany? Fomba fijery iray ity ary tsy miteny oe mamaly ny OLANA rehetra.
Tsy hay fa mbola tarazo tamin'ny Fanjanahantany ary azo lazaina f'efa talohan'zany, tamin'ny faha panjaka. Andrianampoinimerina, azy daholo izao rehetra izao ary izy no mizara ny tany fototry ny fivelomana, voly vary midika oe sakafo. Ny mpanjanan-tany dia mbola nanohy izany t@ endriny hafa, ka sady manjifa ny harena no mibaiko antsika hanao izay tokony hatao (manamboatra lalana, trano, hopitaly, fiangonana, tanim-bary...sns). Ny hifandraisan'ireo endrim-pitondrana ireo dia valin-katsembohana miankina bedebe @ SAKAFO = VARY, izay hantsointsika oe polikan'ny KIBO. Faly ery rehefa voky ny kibo. Tsy de misy maharatsy an'zany mihitsy t@ androny eny fa na dia hatramin'izao fotoana izao aza, fa inona no hiafarany rehefa tapin'ny SAKAFO ny fomba fijery?
Efa sivilizasiaona hafa izao (époque moderne) ka tsy ampy intsony ilay karama sanda-tsakafo fotsiny. Ny vidin'ny fitafiana, ny hofatrano, ny fitanterana...raha tsy hiteny afa-ts'reo dia midangana be. I Tsiranana no nampisa io tetika io, nandaitra tokoa. Tonga i Ratsiraka, nampisa io paika io "mamelona ny mponina ao aminy aloha..." (boky mena), tsy hita izay laoniny.Nodakaina i Ratsiraka t@ 1991, avy eo dia nofidina indray rehefa nanaovany Politikan'ny KIBO, fa noana ny vahoaka satria nidangana be ny DEVISE. Novaind-Ravalo ny formule, niampy 2 chevaux par foyer, ay jet privé no novidiny ho azy. Mitady hampiasa izany indray ny zanaky DADA, mitanisa ny fahorian'ny vahoaka isanandro izao,tsy fanakianana io fomba io akory zany fa filazan ny zava-misy fotsiny. Io indray i Andry mitetika hampiasa ilay fomba fanao, nahatonga vary 70 000 taonina...
Tsotra ny tiana takarina, aoka re tsy hanaovan'ny mpanao POLIFIKA politikan'ny kibo fotsiny ihany e! Mba hijery mihotra ny fehi-kibo. Nisy ny fanonganana an'i DADA, nilaina izany, na Rakoto na Rabe no nanao izany, fa raha ts'zany dia Prezida à vie teo izy (ohatran'ireo Firenena Afrikana sasany, ary io no anisan'ny tsy nanekenay ny MAPUTO hatrany am-boalohany). Ny tsy nampoizina fotsiny dia nitarazoka be ny TETEZAMITA, lasa "AUTO ROUTE MITA". Tsotra ny antony, ilay eo amin'ny fitondrana tsy niheritreritra TETEZANA fa ROUTE MITA, ilay voahongana rehetra manao tsipaky ny miala aina ka manao ny fomba rehetra hamerenana ny fomba ratsy (Ratsy, Ra8,RaZafy...). Putain, mifohaza ry vahoaka sa i Kotity no hataon-dry zalahy Prezida de Manandafy mijanona ho Praiministra ihany ny Ministra moa dia azo handraofana amin'ny SOBIKA, Ndremanjary ohatra raha tsy ilaza afats'io aho fa io no anisan'ny fantatro (texto: ny volam-panjakana anie dia izay tiako hanaovana azy e!...).
Aoka isika eto @ SERASERA aloha tsy hifampitsikera fotsiny ihany, hitsingoloka mot/mot izay teneni'ny hafa, fa mba hanabe ny vahoaka indrindra indrindra. Efa lany andro ilay oe miandany @ rahanona na rahanonona fa izay mahavita azy ihany. Ny firenena rehetra izao dia tsy miantehatra am'lay oe GAUCHE na DROITE intsony, fa miara-miasa ao daholo, ny "Faran'ny tsiay" ohatra (atao ahoana fa mbola misy tarazo ato amiko ny fanjanahantany). Hilaza mazava fa tsy ho tafavoaka mihitsy raha tsy ny tsirairay aloha no mitsikaraka. Ny mpanao POLOFIKA efa manao ny azy, mameno ny paosiny aloha vao mijery ny vahoaka nifidy azy "valable" eran-tany izany. Rehefa izany dia velona ny tokantrano, rehefa velona ny tokantrano, mandroso ny firenena (jereo ohatra ny SINOA). Aoka hazavaina ny resaka mba tsy ho VELON-DATAKA lava izao (na ny tsirairay izany na ny firenena). Ny fitondrana dia HAROFANINA fotsiny fa tsy HAZO HIANTEHERANA VELIVELY. Tsory mazava ny resaka oe "NA RAHOVIANA NA RAHOVINA ETO AMBONIN'NY TANY TSY HIZARA VOLA HAMELOMANA ANAO NY FIRENENA na NY FITONDRANA", valikan-tsembohana no omeny anao, karama, ary mbola taxer-ny indray ary io "IMPOTS ISANKARAZANY". Eo no antony andehanana any @ Repoblika vaovao."Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. " John Fitzgerald Kennedy.
Rehefa izay fantatry ny tsirairay mazava tsara ny sandan'ireny FANANAM-PAJAKANA rehetra ireny ka tsy simbasimbaina sy angalarina lava izao isaky ny misy sakoroka. Amin'ny fiainana andavanandro aza manao io fomba ratsy io satria harena tsy nisasarana no hieverany azy (aides internationales, volam-panjakana nahodina dia dorana ny tranon'olona, affaires masiso dia potehana ny orin'asa rehetra io).
Hatreo aloha fa lava loatra, fa hitondra rivotra vaovao anie io TAONA VAOVAO 2010 HO AVY IO
Politikan'ny KIBO Serasera Message: 34933
Vendredi 25. Décembre 2009 10:11
lundi, décembre 07, 2009
Après la crise... la bonne gouvernance ?
Après la crise... la bonne gouvernance [1]?
Tribune, mercredi 2 décembre 2009
L’histoire politique de la Grande Ile de ces dernières décennies se résume à un éternel recommencement. Nos intellectuels qui s’improvisent dirigeants de temps à autres suivant le courant n’ont nullement retenus les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir. Pourtant, il est connu que ceux qui ne s’informent pas sur leur passé seront toujours condamnés à répéter les mêmes erreurs [2]. L’homme d’État, le bon, qui prévoit à long terme (héritage culturel, écologique, démocratique et flamboyance économique) à la différence du politicien qui ne pense que le bout de son nez (élection= Ady seza) [3], devrait savoir que pour envisager sereinement le chemin à emprunter (formulation d’un projet de société) la moindre des choses serait d’essayer de connaitre où on voudrait aller (un développement économique et humain durable soutenu par une structure institutionnelle et démocratique à toute épreuve). Naïf serait toutefois l’homme d’État qui ne tiendra pas compte du chemin déjà parcouru et les errances du passé pour régler ses pas dans le futur. En d’autres termes, pour améliorer les choses il faut se demander quelles sont les bonnes valeurs à conserver, quelles ont été les erreurs commises dans le passé et quelles sont les bonnes idées à introduire ?
Pourquoi en est-on arrivé là ?
1972, 1991, 2002, 2009... le dénominateur commun de ces crises relève de l’évidence : le ras-le- bol du citoyen lambda relatif à la gestion défectueuse en haut lieu pour emprunter un langage simple. Ce dernier, n’étant pas de fins économiste, gestionnaire, politologue ni forcément la crème des juristes ne dispose pas toujours de la technicité requise pour en apporter des explications scientifiques. Il serait plus instinctif voir primaire dans sa réaction. La variation de la quantité de riz qui atterrit sur son bol au quotidien malgré les propagandes politiciennes alentour lui servirait de baromètre pour établir un lien de cause à effet entre mauvaise gouvernance et l’effritement de son pouvoir d’achat, ou appelons un chat un chat, sa misère [4]. La perception chez Monsieur tout-le-monde d’une mauvaise gouvernance dans la conduite des affaires nationales a été l’élément déclencheur de toutes ces crises dont le début s’est matérialisé par une descente sur la célébrissime place du 13 mai. La place où se font et se défont régimes et républiques.
Comment éviter les errances du passé ? Quoi faire pour s’acheminer vers une perception positive de la gouvernance ?
Dans la vie rien n’est absolu, tout est relatif et dépend du regard avec lequel un objet ou une situation est observé. Or, la perception vient de la conceptualisation des sensations et sentiments captés par ce regard. Ainsi, pour inverser la tendance, il n’y a pas de règle mathématique. À situation exceptionnelle, il n’est pas toujours conseillé d’adopter des mesures exceptionnelles malgré l’adage bien connu. Dans ce cas ci, le chemin à suivre est bien ordinaire, c’est-à-dire, connu de tous mais les responsables de ce pays n’ont pensé utile d’emprunter par manque de volonté politique ou par mauvaise foi. Il faut commencer par agir là où le premier regard frappe l’imaginaire et influence la perception : les règles du jeu démocratique [5]. L’instauration d’une bonne gouvernance commence par la définition de règles de jeu claires. Déformation de juriste diront certains. Il est clair que le droit ne règle pas tout. Personne ne peut toutefois nier à ce sujet que des propositions juridiques bien pensées constituent un bon commencement.
Une loi fondamentale consacrant une meilleure répartition des pouvoirs et des règles précises sur la nomination, mandat et responsabilité des gouvernants
Le postulat de la séparation des pouvoirs de Montesquieu demeure d’actualité. Aucun étudiant de première année des Facs de droit n’ignore ces quelques passages du volumineux livre du théoricien : « (...) c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir, est porté à en abuser : il va jusqu’ à ce qu’il trouve des limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir (...) Tout serait perdu si le même homme ou le même corps exerçait ces trois pouvoirs, celui de faire des lois, celui d’exécuter et celui de juger » [6]. Aussi curieux que cela puisse paraitre toutefois, nos hommes politiques depuis l’indépendance, des intellectuels parmi lesquels de surcroit d’illustres juristes, ne semblent ou font semblant de ne pas être au parfum vu leur modus operandi durant leur passage au pouvoir [7].
Dans son acception générale, le concept de séparation des pouvoirs circonscrit la nécessité d’une répartition des pouvoirs étatiques entre trois titulaires classiques qui interagissent et se contrebalancent, en l’occurrence, la puissance exécutive, la puissance législative et la puissance judiciaire. Le but avoué est celui d’atteindre un meilleur équilibre et d’éviter l’émergence d’un pouvoir arbitraire et autocratique. La nouvelle Constitution de la quatrième république devra annoncer, d’une part, en de termes clairs la répartition équilibrée des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Ses concepteurs devront, d’autre part, définir sans ambigüité les règles de nomination et d’alternance des personnes appelées à exercer les pouvoirs publics. Enfin, l’insertion dans la loi fondamentale de règles claires sur la responsabilité des gouvernants évitera le mécanisme d’impunité actuel qui pousse la plupart aux abus divers. Tout dépend toutefois de la bonne volonté de ceux qui vont prendre le gouvernail. Aussi équilibrée et bien écrite soit la loi fondamentale, l’effort ne servirait à rien si chaque Président élu s’empressera d’organiser un référendum constitutionnel dès son élection afin de « tailler » celle-ci « à sa mesure » [8].
Une loi électorale équitable, un statut des partis politiques et une règle de financement clairs
Le législateur devra détailler les règles de bases définies par les Constituants relativement à la nomination, mandat et alternance des gouvernants. N’oublions pas que qui dit démocratie dit en premier lieu élection. Gage de la stabilité et de la participation démocratique, l’étincelle peut survenir facilement d’une contestation électorale (crise de 2002).
Un accent particulier sur l’instauration d’une magistrature indépendante
Le défi est simple : rompre avec une magistrature malléable et manipulée par les pouvoirs politiques et économiques [9]. La structure judiciaire du pays devra bénéficier de moyens juridiques, humains, logistiques et budgétaires adéquats. C’est une condition sine qua non pour qu’elle puisse, d’une part, jouer pleinement son rôle de garde-fou ou de contrepoids de l’exécutif et du législatif, et d’autre part, sanctionner les responsables fautifs les cas échéant. La magistrature ne devra plus servir de simple organe « validateur » d’élections truquées en tout genre [10] ou d’outil d’« élimination » des dissidents [11]. Le recours à d’autres conceptions, notamment anglo-saxonne serait souhaitable dans un contexte de mondialisation où le bi- juridisme n’a jamais été aussi vénéré [12]. Par ailleurs, la magistrature française ne constitue pas une référence en la matière [13]. Laquelle a pourtant toujours été le modèle théorique pris par les Constituants antérieurs ayant généralement acquis leur formation en France.
Une meilleure considération des deux autres garde-fous longtemps malmenés : des médias indépendants et une société civile forte
Il est temps de redéfinir le rôle des médias par la refonte du code de la communication et la détermination de règles éthiques et déontologiques claires. La société civile mérite plus de tribune, d’écoute, de moyen et de considération dans l’ensemble de la vie démocratique du pays. La Grande Ile devra emboiter le pas des démocraties modernes actuelles où les médias et la société civile constituent un véritable « quatrième pouvoir » qui ne dit pas son nom mais tout aussi efficace que les trois autres.
Le contenu de ces propositions est connu mais longtemps ignoré. Dans un élan d’optimisme, il est tentant de soutenir que la crise de 2009 est un mal pour un bien. La situation actuelle offre une nouvelle fois à la Grande ile la possibilité de mettre le tout à plat et de recommencer de zéro. Mettons au défi la volonté politique et la bonne foi des autorités de la Transition et celles de la nouvelle république à bâtir pour en tenir enfin compte.
Anthony Ramarolahihaingonirainy est magistrat et docteur en droit,un nouvel auteur, qui nous a proposé ce texte intitulé : Après la crise... la bonne gouvernance ? [14].
Notes
[1] Parodie de l’adage « Après la pluie, le beau temps ».
[2] Goethe : « Qui ne sait pas tirer les leçons de trois mille ans vit au jour le jour ».
[3] James Freeman Clarke : « La différence entre le politicien et l’homme d’État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération ».
[4] L’abrutissement des électeurs ou leur considération comme tel a même conduit certains politiciens à proposer un projet de société (s’il en est un) fondé en tout et pour tout sur la satisfaction des besoins en nourriture des électeurs lors de l’élection présidentielle de 1996 (la fameuse « pôlitikan’ny kibo »).
[5] Eh oui, la capacité cognitive du Malgache moyen ne se résume pas seulement à l’instinct de survie comme certains pensent. Mais lui a-t-on déjà bien expliqué ces règles ?
[6] Montesquieu « De l’esprit des lois », Paris : Garnier Frères, 1976. Livre XI, ch. IV, pp162-164.
[7] Inutile de citer des noms, les lecteurs avisés les reconnaitront.
[8] Zafy en 1995, Ratsiraka en 1998, Ravalomanana en 2007.
[9] Le conflit actuel entre les mouvances pour s’« attribuer » la Chancellerie n’est-il pas révélateur ?
[10] Le reflexe des précédents Présidents étant de changer les membres de la HCC dès leur arrivé pour y mettre des sympathisants.
[11] Les trois républiques ont eu toutes leur chapitre noir à ce sujet.
[12] L’auteur en est un fervent adepte de par ses spécialisations dans des universités nord-américaine.
[13] La conduite des récentes affaires « Clearstream » et « Angolagate » est loin d’être convaincante.
Tribune, mercredi 2 décembre 2009
L’histoire politique de la Grande Ile de ces dernières décennies se résume à un éternel recommencement. Nos intellectuels qui s’improvisent dirigeants de temps à autres suivant le courant n’ont nullement retenus les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir. Pourtant, il est connu que ceux qui ne s’informent pas sur leur passé seront toujours condamnés à répéter les mêmes erreurs [2]. L’homme d’État, le bon, qui prévoit à long terme (héritage culturel, écologique, démocratique et flamboyance économique) à la différence du politicien qui ne pense que le bout de son nez (élection= Ady seza) [3], devrait savoir que pour envisager sereinement le chemin à emprunter (formulation d’un projet de société) la moindre des choses serait d’essayer de connaitre où on voudrait aller (un développement économique et humain durable soutenu par une structure institutionnelle et démocratique à toute épreuve). Naïf serait toutefois l’homme d’État qui ne tiendra pas compte du chemin déjà parcouru et les errances du passé pour régler ses pas dans le futur. En d’autres termes, pour améliorer les choses il faut se demander quelles sont les bonnes valeurs à conserver, quelles ont été les erreurs commises dans le passé et quelles sont les bonnes idées à introduire ?
Pourquoi en est-on arrivé là ?
1972, 1991, 2002, 2009... le dénominateur commun de ces crises relève de l’évidence : le ras-le- bol du citoyen lambda relatif à la gestion défectueuse en haut lieu pour emprunter un langage simple. Ce dernier, n’étant pas de fins économiste, gestionnaire, politologue ni forcément la crème des juristes ne dispose pas toujours de la technicité requise pour en apporter des explications scientifiques. Il serait plus instinctif voir primaire dans sa réaction. La variation de la quantité de riz qui atterrit sur son bol au quotidien malgré les propagandes politiciennes alentour lui servirait de baromètre pour établir un lien de cause à effet entre mauvaise gouvernance et l’effritement de son pouvoir d’achat, ou appelons un chat un chat, sa misère [4]. La perception chez Monsieur tout-le-monde d’une mauvaise gouvernance dans la conduite des affaires nationales a été l’élément déclencheur de toutes ces crises dont le début s’est matérialisé par une descente sur la célébrissime place du 13 mai. La place où se font et se défont régimes et républiques.
Comment éviter les errances du passé ? Quoi faire pour s’acheminer vers une perception positive de la gouvernance ?
Dans la vie rien n’est absolu, tout est relatif et dépend du regard avec lequel un objet ou une situation est observé. Or, la perception vient de la conceptualisation des sensations et sentiments captés par ce regard. Ainsi, pour inverser la tendance, il n’y a pas de règle mathématique. À situation exceptionnelle, il n’est pas toujours conseillé d’adopter des mesures exceptionnelles malgré l’adage bien connu. Dans ce cas ci, le chemin à suivre est bien ordinaire, c’est-à-dire, connu de tous mais les responsables de ce pays n’ont pensé utile d’emprunter par manque de volonté politique ou par mauvaise foi. Il faut commencer par agir là où le premier regard frappe l’imaginaire et influence la perception : les règles du jeu démocratique [5]. L’instauration d’une bonne gouvernance commence par la définition de règles de jeu claires. Déformation de juriste diront certains. Il est clair que le droit ne règle pas tout. Personne ne peut toutefois nier à ce sujet que des propositions juridiques bien pensées constituent un bon commencement.
Une loi fondamentale consacrant une meilleure répartition des pouvoirs et des règles précises sur la nomination, mandat et responsabilité des gouvernants
Le postulat de la séparation des pouvoirs de Montesquieu demeure d’actualité. Aucun étudiant de première année des Facs de droit n’ignore ces quelques passages du volumineux livre du théoricien : « (...) c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir, est porté à en abuser : il va jusqu’ à ce qu’il trouve des limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir (...) Tout serait perdu si le même homme ou le même corps exerçait ces trois pouvoirs, celui de faire des lois, celui d’exécuter et celui de juger » [6]. Aussi curieux que cela puisse paraitre toutefois, nos hommes politiques depuis l’indépendance, des intellectuels parmi lesquels de surcroit d’illustres juristes, ne semblent ou font semblant de ne pas être au parfum vu leur modus operandi durant leur passage au pouvoir [7].
Dans son acception générale, le concept de séparation des pouvoirs circonscrit la nécessité d’une répartition des pouvoirs étatiques entre trois titulaires classiques qui interagissent et se contrebalancent, en l’occurrence, la puissance exécutive, la puissance législative et la puissance judiciaire. Le but avoué est celui d’atteindre un meilleur équilibre et d’éviter l’émergence d’un pouvoir arbitraire et autocratique. La nouvelle Constitution de la quatrième république devra annoncer, d’une part, en de termes clairs la répartition équilibrée des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Ses concepteurs devront, d’autre part, définir sans ambigüité les règles de nomination et d’alternance des personnes appelées à exercer les pouvoirs publics. Enfin, l’insertion dans la loi fondamentale de règles claires sur la responsabilité des gouvernants évitera le mécanisme d’impunité actuel qui pousse la plupart aux abus divers. Tout dépend toutefois de la bonne volonté de ceux qui vont prendre le gouvernail. Aussi équilibrée et bien écrite soit la loi fondamentale, l’effort ne servirait à rien si chaque Président élu s’empressera d’organiser un référendum constitutionnel dès son élection afin de « tailler » celle-ci « à sa mesure » [8].
Une loi électorale équitable, un statut des partis politiques et une règle de financement clairs
Le législateur devra détailler les règles de bases définies par les Constituants relativement à la nomination, mandat et alternance des gouvernants. N’oublions pas que qui dit démocratie dit en premier lieu élection. Gage de la stabilité et de la participation démocratique, l’étincelle peut survenir facilement d’une contestation électorale (crise de 2002).
Un accent particulier sur l’instauration d’une magistrature indépendante
Le défi est simple : rompre avec une magistrature malléable et manipulée par les pouvoirs politiques et économiques [9]. La structure judiciaire du pays devra bénéficier de moyens juridiques, humains, logistiques et budgétaires adéquats. C’est une condition sine qua non pour qu’elle puisse, d’une part, jouer pleinement son rôle de garde-fou ou de contrepoids de l’exécutif et du législatif, et d’autre part, sanctionner les responsables fautifs les cas échéant. La magistrature ne devra plus servir de simple organe « validateur » d’élections truquées en tout genre [10] ou d’outil d’« élimination » des dissidents [11]. Le recours à d’autres conceptions, notamment anglo-saxonne serait souhaitable dans un contexte de mondialisation où le bi- juridisme n’a jamais été aussi vénéré [12]. Par ailleurs, la magistrature française ne constitue pas une référence en la matière [13]. Laquelle a pourtant toujours été le modèle théorique pris par les Constituants antérieurs ayant généralement acquis leur formation en France.
Une meilleure considération des deux autres garde-fous longtemps malmenés : des médias indépendants et une société civile forte
Il est temps de redéfinir le rôle des médias par la refonte du code de la communication et la détermination de règles éthiques et déontologiques claires. La société civile mérite plus de tribune, d’écoute, de moyen et de considération dans l’ensemble de la vie démocratique du pays. La Grande Ile devra emboiter le pas des démocraties modernes actuelles où les médias et la société civile constituent un véritable « quatrième pouvoir » qui ne dit pas son nom mais tout aussi efficace que les trois autres.
Le contenu de ces propositions est connu mais longtemps ignoré. Dans un élan d’optimisme, il est tentant de soutenir que la crise de 2009 est un mal pour un bien. La situation actuelle offre une nouvelle fois à la Grande ile la possibilité de mettre le tout à plat et de recommencer de zéro. Mettons au défi la volonté politique et la bonne foi des autorités de la Transition et celles de la nouvelle république à bâtir pour en tenir enfin compte.
Anthony Ramarolahihaingonirainy est magistrat et docteur en droit,un nouvel auteur, qui nous a proposé ce texte intitulé : Après la crise... la bonne gouvernance ? [14].
Notes
[1] Parodie de l’adage « Après la pluie, le beau temps ».
[2] Goethe : « Qui ne sait pas tirer les leçons de trois mille ans vit au jour le jour ».
[3] James Freeman Clarke : « La différence entre le politicien et l’homme d’État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération ».
[4] L’abrutissement des électeurs ou leur considération comme tel a même conduit certains politiciens à proposer un projet de société (s’il en est un) fondé en tout et pour tout sur la satisfaction des besoins en nourriture des électeurs lors de l’élection présidentielle de 1996 (la fameuse « pôlitikan’ny kibo »).
[5] Eh oui, la capacité cognitive du Malgache moyen ne se résume pas seulement à l’instinct de survie comme certains pensent. Mais lui a-t-on déjà bien expliqué ces règles ?
[6] Montesquieu « De l’esprit des lois », Paris : Garnier Frères, 1976. Livre XI, ch. IV, pp162-164.
[7] Inutile de citer des noms, les lecteurs avisés les reconnaitront.
[8] Zafy en 1995, Ratsiraka en 1998, Ravalomanana en 2007.
[9] Le conflit actuel entre les mouvances pour s’« attribuer » la Chancellerie n’est-il pas révélateur ?
[10] Le reflexe des précédents Présidents étant de changer les membres de la HCC dès leur arrivé pour y mettre des sympathisants.
[11] Les trois républiques ont eu toutes leur chapitre noir à ce sujet.
[12] L’auteur en est un fervent adepte de par ses spécialisations dans des universités nord-américaine.
[13] La conduite des récentes affaires « Clearstream » et « Angolagate » est loin d’être convaincante.
Affaire des bois de rose comme source de blocage (suite)
Serasera Message 34751
salut
Ny ahy aloha dia tsy mirehana @ olona mpitondra aho na iza na iza fa foto-kevitra faritan'ny tantara ny ahy no jereko.
Hatramin'ny voalohany aho no efa niteny fa tsy mila mandeha any Maputo izany fa tsy izao farany FIZARANA SEZA izao akory.Mpanao POLIFIKA ts'isy ilana azy daholo, raha tsy oe avadika angaha ny resaka dia ny vahoaka no ts'isy ilana azy. Efa nalohantsika daholo ireo olona ireo Deba, Zafy, Ra8 (arrêter avec votre LEGALISME pour Ra8...ny tenanay dia lehibe t@ fifidianana rehetra teto Dago Tsiranana ka hatramin'ny Ra8, fa mbola tsy niova irain-jia ny fomba ratsy fanao eto, ilay olona fidina no miova fa ny mpandrindra ao am-badika ao ny eo ihany no eo, teknisiana isan-tsokajiny, izay no tsy hifanaran'iz'reo, hanao fitaovana ny mpiasam-bahoaka).
Tsotra, fomba fijery afrikana no nampiditra ity chef de file 4 mouvences ity rehefa tsy nahay nifanaraka isika. Chef de guerre any Afrika no nentiny hamahana ny olana satria tena manam-pahefana tokoa ireny chef ireny any aminy. Eto madagasikara dia lakalaka ny fitondrana (1972, Tsiranana vao voafidy 90% dia voatsoka, 1991 Deba ohatraohatran'izay, 2009 DADA mbola ambany noho izany aza, izao i Andry makany makany koa). Dia ahoana ary inona no atao??
Fehiny, dakao any daholo ireo efa maimbo ireo, avelao ny tanora no hanagana ny ho aviny, raha te mbola andeha @ izao fomba masiso sy famingaminganana izao izy dia azy ny azy. Lele, soyez franc, ry Manandafy ve no hampidirina, maninona no tsy elefa ao koa i Andriamanjato Richard, putain...avadiho ny tantara e!
Amiko dia haveriko indray fa dia miara-mionona @ izay very asa sy hiaran'izao krizy izao mivantana aho, ireo fianakavinako manontolo ao anatin'izany, raha te handroso dia tsy maintsy misy krizy (cause à effet). Raha tsy oe mbola mahafinaritra ihany angaha, @ izao tany mazava be izao, ka mbola hitohy foana ny tsy matimanota, mivelona @ volam-panjakana, hatsemboham-bahoaka. Faraparany izay moa dia tsy mahazo miteny mafy raha MITSIKERA an'i DADA fa sao migadra, tsy fangalaram-bato @ fifidianana no nisy fa hampifamadihana tsotra izao ny vato...Ao anaty krizy akory tsy hisy fandrosoana fa farafaharatsiny mihanahana eo.
Ny omby anefa tsy indray mandry fa dia na @ andanininy, TGV, na ny ankilany zanaky Dada dia maro no tsy tia fiovana fa ho very SAOSY sy SEZA, vao maika moa ireo pijapy machine rehetra izao.
Mahereza daholo, ho tonga anie ny FAHATSIAROVAN-TENA, ka handalina ny maha malagasy miainga @ FIHAVANANA mba tsy hiady SEZA.
A+
salut
Ny ahy aloha dia tsy mirehana @ olona mpitondra aho na iza na iza fa foto-kevitra faritan'ny tantara ny ahy no jereko.
Hatramin'ny voalohany aho no efa niteny fa tsy mila mandeha any Maputo izany fa tsy izao farany FIZARANA SEZA izao akory.Mpanao POLIFIKA ts'isy ilana azy daholo, raha tsy oe avadika angaha ny resaka dia ny vahoaka no ts'isy ilana azy. Efa nalohantsika daholo ireo olona ireo Deba, Zafy, Ra8 (arrêter avec votre LEGALISME pour Ra8...ny tenanay dia lehibe t@ fifidianana rehetra teto Dago Tsiranana ka hatramin'ny Ra8, fa mbola tsy niova irain-jia ny fomba ratsy fanao eto, ilay olona fidina no miova fa ny mpandrindra ao am-badika ao ny eo ihany no eo, teknisiana isan-tsokajiny, izay no tsy hifanaran'iz'reo, hanao fitaovana ny mpiasam-bahoaka).
Tsotra, fomba fijery afrikana no nampiditra ity chef de file 4 mouvences ity rehefa tsy nahay nifanaraka isika. Chef de guerre any Afrika no nentiny hamahana ny olana satria tena manam-pahefana tokoa ireny chef ireny any aminy. Eto madagasikara dia lakalaka ny fitondrana (1972, Tsiranana vao voafidy 90% dia voatsoka, 1991 Deba ohatraohatran'izay, 2009 DADA mbola ambany noho izany aza, izao i Andry makany makany koa). Dia ahoana ary inona no atao??
Fehiny, dakao any daholo ireo efa maimbo ireo, avelao ny tanora no hanagana ny ho aviny, raha te mbola andeha @ izao fomba masiso sy famingaminganana izao izy dia azy ny azy. Lele, soyez franc, ry Manandafy ve no hampidirina, maninona no tsy elefa ao koa i Andriamanjato Richard, putain...avadiho ny tantara e!
Amiko dia haveriko indray fa dia miara-mionona @ izay very asa sy hiaran'izao krizy izao mivantana aho, ireo fianakavinako manontolo ao anatin'izany, raha te handroso dia tsy maintsy misy krizy (cause à effet). Raha tsy oe mbola mahafinaritra ihany angaha, @ izao tany mazava be izao, ka mbola hitohy foana ny tsy matimanota, mivelona @ volam-panjakana, hatsemboham-bahoaka. Faraparany izay moa dia tsy mahazo miteny mafy raha MITSIKERA an'i DADA fa sao migadra, tsy fangalaram-bato @ fifidianana no nisy fa hampifamadihana tsotra izao ny vato...Ao anaty krizy akory tsy hisy fandrosoana fa farafaharatsiny mihanahana eo.
Ny omby anefa tsy indray mandry fa dia na @ andanininy, TGV, na ny ankilany zanaky Dada dia maro no tsy tia fiovana fa ho very SAOSY sy SEZA, vao maika moa ireo pijapy machine rehetra izao.
Mahereza daholo, ho tonga anie ny FAHATSIAROVAN-TENA, ka handalina ny maha malagasy miainga @ FIHAVANANA mba tsy hiady SEZA.
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De la dignité du peuple malgache
L’année 2009 s’achève et aucune lueur d’espoir de sortie de crise ne se dessine. Une année marquée par un gigantesque séisme que le pays n’ait jamais connu, ressenti des plus amèrement par le peuple. Celui là même qui a subi, dans sa chair et dans son sang, les « vulgaires » luttes entre politiciens. Cette bataille n’est pas près de s’arrêter, certainement attisée par des forces extérieures.
Les malgaches vivaient relativement tranquilles, à l’aube de l’année 2009, et gagnaient leur pain quotidien, ménages et entreprises confondus, sans trop de souffrance déclarée.12 mois après, ce sentiment de plus ou moins bien être a été complètement amoindri, si ce n’est anéanti. Car détruit et brisé par le cirque de nos « fameux » politiciens. Ces derniers, dans leur lutte acharnée pour le pouvoir, n’ont pas hésité à occulter, voire écraser, le développement économique, qui a sensiblement décollé fin 2008, en remettant tous les compteurs à zéro.
CALCULS POLITIQUES. Dans cette bataille des grands, le peuple n’a fait que trinquer. Ces « super héros » en sont-ils au moins conscients ? Certainement, mais ils s’en contrefichent. Leurs calculs politiques passent bien loin derrière le « petit » intérêt de chaque foyer malgache. Des familles qui, depuis le lundi noir du 26 janvier, se saignent en voyant leur pouvoir d’achat diminuer, comme une peau de chagrin. Ces dernières ne cessent d’attendre l’issue de ce combat au sommet, pour vivre enfin en paix et normalement. Les gens des villes et de la campagne le ressentent plus douloureusement que ceux du fin fond de la brousse, qui vivent, dans une certaine mesure, dans un monde à part. Exploitables à souhait…
CANARDS SAUVAGES. Le problème dans notre pays (et comme dans la plupart des Etats en voie de développement), c’est que ces « messieurs » qui veulent, à tout prix , avoir une emprise sur Madagascar et être aux commandes de l’Etat, prennent leurs gouvernés pour des canards sauvages. C’est-à-dire des gens complètement nuls, à qui on peut tout faire avaler (cinéma sur cinéma) Qu’ils se détrompent ! Même les petites gens savent distinguer le bon grain de l’ivraie .A fortiori, l’intelligentsia ne marche pas et surtout rit sous cape. Il y va de la dignité du peuple malgache. Celui là même qui souhaite ardemment qu’on ne le considère plus comme une portion congrue, alors qu’il est l’acteur (si ce n’est le moteur) principal de toutes les crises. Que ces politiciens qui se servent de lui, résolvent une bonne fois pour toutes leurs problèmes !, Et ce,(ON L’ESPERE DE TOUTES NOS FORCES) en faisant abstraction de leurs intérêts strictement personnels et financiers, au bénéfice de l’intérêt ,REEL, supérieur de tous les malgaches, un concept tant galvaudé…
LA CHEVRE ET LE CHOU. La stratégie de ces ténors politiques autour de la transition, censée être consensuelle et inclusive ( du moins exigée, à l’origine, par la communauté internationale) prête à réfléchir. Au bout du compte, Andry Rajoelina fut admis, après son coup de force, comme « exerçant les fonctions de chef de l’Etat ». En d’autres termes, son renversement de pouvoir fut, quelque part, accepté. Mais, pour ménager la chèvre et le chou, il a été flanqué de deux co-présidents, censés lui limiter ses pouvoirs. Or dans la réalité, rien n’y fit, car Andry Rajoelina, dans ses décisions franchement unilatérales, invoqua toujours des décrets antérieurs, pris en conseil des ministres. En fait, fort de sa reconnaissance à partir de l’accord additionnel d’Addis-Abeba, il n’a plus voulu en découdre. A tel point, qu’il exige, aujourd’hui, le maximum de postes ministériels et ne veut plus se rendre à Maputo, fort de son droit… Mais le président déchu Marc Ravalomanana, assuré de ses soutiens internationaux, pour ne pas dire lobbying, ne baisse pas non plus les bras. Les autres mouvances non plus. A qui la communauté internationale a donné un statut similaire aux protagonistes de la crise de 2009.Et ce, dans un esprit de réconciliation nationale qui ne peut qu’être bénéfique à la nation malgache.
DIRIGEANT ECLAIRE. Dans cet imbroglio politique hautement stratégique, le peuple, à défaut d ’y perdre son grec et son latin, y perd carrément ses plumes. Et cela, c’est franchement INJUSTE. Les politicards se sont toujours servis de lui pour le jeter aussitôt aux orties. Au tout début, « on » le choit, puis très vite après « on » le flanque aux oubliettes. La plupart des chefs d’Etat, qui se sont succédés à la tête de Madagascar, l’ont appris à leur dépens. La longévité d’un pouvoir résulte non seulement de l’intelligence du « dirigeant suprême » (sans aucune connotation de culte de la personnalité qui a détruit beaucoup de choses),mais aussi de sa capacité à percevoir les desiderata du peuple. Ces hommes forts et omnipotents ont dirigé le pays selon leur « feeling » et (du moins nous osons l’espérer) leur perception de ce qui peut être bon pour le peuple malgache. Toutefois, les uns et les autres ont dérapé, à leur façon. Le dernier en exercice, à savoir Marc Ravalomanana, en a eu un revers cinglant. Homme de foi, ce dernier, dans son exil forcé, peut méditer à longueur de journée et faire acte de repentance, en devenant un homme nouveau… En face de lui, le jeune Andry Rajoelina, avec toute sa conviction, peut aussi faire mieux. A condition qu’il ne se laisse influencer, avec toutefois le devoir d’écoute, de tous les groupes de pression dont il s’est entouré. Les malgaches ont, désormais, besoin d’un dirigeant éclairé, celui qui nous emmènera vers un développement réel, sans strass ni feux des projecteurs, mais aussi sans aucune pression extérieure. C’est à ce prix que le peuple malgache retrouvera sa dignité.
Midi Madagascar, Aujourd'hui, le 07-12-2009 l Parution N°: 8005
Par J.F.A.R
Les malgaches vivaient relativement tranquilles, à l’aube de l’année 2009, et gagnaient leur pain quotidien, ménages et entreprises confondus, sans trop de souffrance déclarée.12 mois après, ce sentiment de plus ou moins bien être a été complètement amoindri, si ce n’est anéanti. Car détruit et brisé par le cirque de nos « fameux » politiciens. Ces derniers, dans leur lutte acharnée pour le pouvoir, n’ont pas hésité à occulter, voire écraser, le développement économique, qui a sensiblement décollé fin 2008, en remettant tous les compteurs à zéro.
CALCULS POLITIQUES. Dans cette bataille des grands, le peuple n’a fait que trinquer. Ces « super héros » en sont-ils au moins conscients ? Certainement, mais ils s’en contrefichent. Leurs calculs politiques passent bien loin derrière le « petit » intérêt de chaque foyer malgache. Des familles qui, depuis le lundi noir du 26 janvier, se saignent en voyant leur pouvoir d’achat diminuer, comme une peau de chagrin. Ces dernières ne cessent d’attendre l’issue de ce combat au sommet, pour vivre enfin en paix et normalement. Les gens des villes et de la campagne le ressentent plus douloureusement que ceux du fin fond de la brousse, qui vivent, dans une certaine mesure, dans un monde à part. Exploitables à souhait…
CANARDS SAUVAGES. Le problème dans notre pays (et comme dans la plupart des Etats en voie de développement), c’est que ces « messieurs » qui veulent, à tout prix , avoir une emprise sur Madagascar et être aux commandes de l’Etat, prennent leurs gouvernés pour des canards sauvages. C’est-à-dire des gens complètement nuls, à qui on peut tout faire avaler (cinéma sur cinéma) Qu’ils se détrompent ! Même les petites gens savent distinguer le bon grain de l’ivraie .A fortiori, l’intelligentsia ne marche pas et surtout rit sous cape. Il y va de la dignité du peuple malgache. Celui là même qui souhaite ardemment qu’on ne le considère plus comme une portion congrue, alors qu’il est l’acteur (si ce n’est le moteur) principal de toutes les crises. Que ces politiciens qui se servent de lui, résolvent une bonne fois pour toutes leurs problèmes !, Et ce,(ON L’ESPERE DE TOUTES NOS FORCES) en faisant abstraction de leurs intérêts strictement personnels et financiers, au bénéfice de l’intérêt ,REEL, supérieur de tous les malgaches, un concept tant galvaudé…
LA CHEVRE ET LE CHOU. La stratégie de ces ténors politiques autour de la transition, censée être consensuelle et inclusive ( du moins exigée, à l’origine, par la communauté internationale) prête à réfléchir. Au bout du compte, Andry Rajoelina fut admis, après son coup de force, comme « exerçant les fonctions de chef de l’Etat ». En d’autres termes, son renversement de pouvoir fut, quelque part, accepté. Mais, pour ménager la chèvre et le chou, il a été flanqué de deux co-présidents, censés lui limiter ses pouvoirs. Or dans la réalité, rien n’y fit, car Andry Rajoelina, dans ses décisions franchement unilatérales, invoqua toujours des décrets antérieurs, pris en conseil des ministres. En fait, fort de sa reconnaissance à partir de l’accord additionnel d’Addis-Abeba, il n’a plus voulu en découdre. A tel point, qu’il exige, aujourd’hui, le maximum de postes ministériels et ne veut plus se rendre à Maputo, fort de son droit… Mais le président déchu Marc Ravalomanana, assuré de ses soutiens internationaux, pour ne pas dire lobbying, ne baisse pas non plus les bras. Les autres mouvances non plus. A qui la communauté internationale a donné un statut similaire aux protagonistes de la crise de 2009.Et ce, dans un esprit de réconciliation nationale qui ne peut qu’être bénéfique à la nation malgache.
DIRIGEANT ECLAIRE. Dans cet imbroglio politique hautement stratégique, le peuple, à défaut d ’y perdre son grec et son latin, y perd carrément ses plumes. Et cela, c’est franchement INJUSTE. Les politicards se sont toujours servis de lui pour le jeter aussitôt aux orties. Au tout début, « on » le choit, puis très vite après « on » le flanque aux oubliettes. La plupart des chefs d’Etat, qui se sont succédés à la tête de Madagascar, l’ont appris à leur dépens. La longévité d’un pouvoir résulte non seulement de l’intelligence du « dirigeant suprême » (sans aucune connotation de culte de la personnalité qui a détruit beaucoup de choses),mais aussi de sa capacité à percevoir les desiderata du peuple. Ces hommes forts et omnipotents ont dirigé le pays selon leur « feeling » et (du moins nous osons l’espérer) leur perception de ce qui peut être bon pour le peuple malgache. Toutefois, les uns et les autres ont dérapé, à leur façon. Le dernier en exercice, à savoir Marc Ravalomanana, en a eu un revers cinglant. Homme de foi, ce dernier, dans son exil forcé, peut méditer à longueur de journée et faire acte de repentance, en devenant un homme nouveau… En face de lui, le jeune Andry Rajoelina, avec toute sa conviction, peut aussi faire mieux. A condition qu’il ne se laisse influencer, avec toutefois le devoir d’écoute, de tous les groupes de pression dont il s’est entouré. Les malgaches ont, désormais, besoin d’un dirigeant éclairé, celui qui nous emmènera vers un développement réel, sans strass ni feux des projecteurs, mais aussi sans aucune pression extérieure. C’est à ce prix que le peuple malgache retrouvera sa dignité.
Midi Madagascar, Aujourd'hui, le 07-12-2009 l Parution N°: 8005
Par J.F.A.R
vendredi, décembre 04, 2009
Affaire des bois de rose comme source de blocage
Salut tout le monde.
Efa niteny ihany oe inona no hitsolatsolanana any Mampiesona any (MAPUTO), fa tena mbola henatr'olona indray ity. Porofo izao fa tena misy manana intérêts mihitsy @ fandehanana any...samy mahalala isika.
Tsy any no tiana tsindrina fa ity resaka bois de rose ity. Ny niatombohan'ny fitrandrahana an'iz'ty anie d'efa t@ andron'ny DADA e! (janv 2009), niditra i Andry dia nisy fifanjevona be tao. Koa maninona ary raha tena tia Tanindrazana marina ry Zafy tsy apoaka izay apoaka fa be taim-bava eo. Mbola betsaka ny affaires miantona koa maninona no io ihany no hanaovana taim-bava (manomboka any @ pont flottant an'i Deba, mandalo any @ Avion'i DADA, mifarana aty @ Bois de rose, ny vono olona teny Ambohitsorohatra mitady hodiana fanina...kinga sy mahay ery manatsikera ny fanagadrana panao POLIFIKA masiso rehetra io nefa fomba fanao eto @ tanana foana io hatramin'izay ).
Fehiny, mampitandrina ihany fa isika samy malagasy no ampiadian'ireo olona ireo (manahy aho fa ho ady an-trano no hiafaran'ity tantara ity) fa ny az'reo SEZA sy SAOSY ihany no masaka ao an-tsainy. Ils font tous les moyens pour avoir les SEZA, envisagent déjà tous les stratégies moribonds pendant les élections à venir, mba mailomailo.
A+
Efa niteny ihany oe inona no hitsolatsolanana any Mampiesona any (MAPUTO), fa tena mbola henatr'olona indray ity. Porofo izao fa tena misy manana intérêts mihitsy @ fandehanana any...samy mahalala isika.
Tsy any no tiana tsindrina fa ity resaka bois de rose ity. Ny niatombohan'ny fitrandrahana an'iz'ty anie d'efa t@ andron'ny DADA e! (janv 2009), niditra i Andry dia nisy fifanjevona be tao. Koa maninona ary raha tena tia Tanindrazana marina ry Zafy tsy apoaka izay apoaka fa be taim-bava eo. Mbola betsaka ny affaires miantona koa maninona no io ihany no hanaovana taim-bava (manomboka any @ pont flottant an'i Deba, mandalo any @ Avion'i DADA, mifarana aty @ Bois de rose, ny vono olona teny Ambohitsorohatra mitady hodiana fanina...kinga sy mahay ery manatsikera ny fanagadrana panao POLIFIKA masiso rehetra io nefa fomba fanao eto @ tanana foana io hatramin'izay ).
Fehiny, mampitandrina ihany fa isika samy malagasy no ampiadian'ireo olona ireo (manahy aho fa ho ady an-trano no hiafaran'ity tantara ity) fa ny az'reo SEZA sy SAOSY ihany no masaka ao an-tsainy. Ils font tous les moyens pour avoir les SEZA, envisagent déjà tous les stratégies moribonds pendant les élections à venir, mba mailomailo.
A+
jeudi, novembre 05, 2009
Faut-il savoir reculer pour mieux avancer?
Faut-il savoir reculer pour mieux avancer? Faut-il savoir reculer pour mieux avancer?
Sersera , message N° 34595 du jeudi 05/11/2009 à 11:29
Tonga filing androany dia toa ho be lazao.
Hevitro manokana, ny an-daniny manohana an-dr8 dia toa miziriziry be @
fahantran'i Vahoaka hatramin'izay fitondrana Tetezamita izay. E! alors, tsy
fanaovana tsinontsinona ny fahantran'ny vahoaka akory, fa raha te handroso dia
misy fijaliana indraindray. Sa mahafinaritra ny mijery ny mpitondra Firenena à vie mameno paosy, tsy hampandroso ny Firenena mankaiza. Legaliste a! Legaliste,mba fantatr'izreo moa fa t@ fifidianana farany teo dia tsy fangalaram-batotsotra no nisy fa ny vato rehetra an'ilay olona no nomena an'i ilay ankilany
(mbola specialité an'i DEBA ihany) dia mbola hitohy @ izany ve ny FIRENENA?
Ny vahoaka madinika anie dia mahari-pery e! mampaninona azy moa izay mpitondraeo na Rakoto na Rabe raha ohatra ka tsy mampiova ny farim-piainany, izy diamivelona isanandro ary miady @ kapoka, tsy ho voavidiny foana ny sakafo hoaninyan-davanandro, na misondrotra na miakatra ny pétrole, (izany no zava-misy). Lecomble dia ireo antokon'olona teo afovoany ireo, mpiasam-pajakana, mpiasa @société, mpaboly, lasa mahantra fa tsy niakatra farim-piainana velively. Ny voamafy dia ireo niara-nihinana t@ fitondrana, manana internet, sy Daba, ka mitaraina. Noho izany mba andehanana any Demokkrasia marina, tsy ny fananampirenena nohivelomana dia natao @ fomba rehetra ny FANOVANA (naongana Ra8, na izay mety hotoa azy, DJ, Rakoto, Rabe), ka izay ilazana azy dia tsy quoi (Puntch, potsitra, putch...)
Todio ny taloha fa aza manao ririnin-dasa tsy mba tsaroana. Nitaraina isika fa
tsy nitombo velively ny farim-piainana tao aoriana kely ny fanonganana an-R8,
an'isan'ny hevitra iray nitondra antsika teny Ambohijatovo izany (afa-ts'ireo
niara-nihinana, sy nahazo tombotsoa manokana t@ fitondrana). Tsy manome rarinyvelively an'i Andry izany fa tsy nandeha t@ LAONINY fotsiny ny répertoirenentina nampadihy (DJ), ireto akama koa moa tsy azo hianteherana. Tsy mampiovavelively ny tanjona, dia ny FANARENAM-PIRENENA akory izany. Ny fahadisoana diaho an'i rehetra, tsy mijery ny tombotsoam-pirenena fa fiarovan-tseza toa nymahazatra (Ra8 & Andry).Inona no hidiran'ny Firenena any ivelany handamina sy hampihavana antsika, diainona koa no hidiran'i Deba sy Zafy amin'i adin'i Ra8 sy Andry. Fampisehoanaizany fa mbola marefo dia marefo isika tsy mahay mifandamina velively ka milaFirenena hafa, miantehatra amin'i Reny malala tsy ay intsony...Hatreo aloha fa hevitra mandalo iny.
A+
Sersera , message N° 34595 du jeudi 05/11/2009 à 11:29
Tonga filing androany dia toa ho be lazao.
Hevitro manokana, ny an-daniny manohana an-dr8 dia toa miziriziry be @
fahantran'i Vahoaka hatramin'izay fitondrana Tetezamita izay. E! alors, tsy
fanaovana tsinontsinona ny fahantran'ny vahoaka akory, fa raha te handroso dia
misy fijaliana indraindray. Sa mahafinaritra ny mijery ny mpitondra Firenena à vie mameno paosy, tsy hampandroso ny Firenena mankaiza. Legaliste a! Legaliste,mba fantatr'izreo moa fa t@ fifidianana farany teo dia tsy fangalaram-batotsotra no nisy fa ny vato rehetra an'ilay olona no nomena an'i ilay ankilany
(mbola specialité an'i DEBA ihany) dia mbola hitohy @ izany ve ny FIRENENA?
Ny vahoaka madinika anie dia mahari-pery e! mampaninona azy moa izay mpitondraeo na Rakoto na Rabe raha ohatra ka tsy mampiova ny farim-piainany, izy diamivelona isanandro ary miady @ kapoka, tsy ho voavidiny foana ny sakafo hoaninyan-davanandro, na misondrotra na miakatra ny pétrole, (izany no zava-misy). Lecomble dia ireo antokon'olona teo afovoany ireo, mpiasam-pajakana, mpiasa @société, mpaboly, lasa mahantra fa tsy niakatra farim-piainana velively. Ny voamafy dia ireo niara-nihinana t@ fitondrana, manana internet, sy Daba, ka mitaraina. Noho izany mba andehanana any Demokkrasia marina, tsy ny fananampirenena nohivelomana dia natao @ fomba rehetra ny FANOVANA (naongana Ra8, na izay mety hotoa azy, DJ, Rakoto, Rabe), ka izay ilazana azy dia tsy quoi (Puntch, potsitra, putch...)
Todio ny taloha fa aza manao ririnin-dasa tsy mba tsaroana. Nitaraina isika fa
tsy nitombo velively ny farim-piainana tao aoriana kely ny fanonganana an-R8,
an'isan'ny hevitra iray nitondra antsika teny Ambohijatovo izany (afa-ts'ireo
niara-nihinana, sy nahazo tombotsoa manokana t@ fitondrana). Tsy manome rarinyvelively an'i Andry izany fa tsy nandeha t@ LAONINY fotsiny ny répertoirenentina nampadihy (DJ), ireto akama koa moa tsy azo hianteherana. Tsy mampiovavelively ny tanjona, dia ny FANARENAM-PIRENENA akory izany. Ny fahadisoana diaho an'i rehetra, tsy mijery ny tombotsoam-pirenena fa fiarovan-tseza toa nymahazatra (Ra8 & Andry).Inona no hidiran'ny Firenena any ivelany handamina sy hampihavana antsika, diainona koa no hidiran'i Deba sy Zafy amin'i adin'i Ra8 sy Andry. Fampisehoanaizany fa mbola marefo dia marefo isika tsy mahay mifandamina velively ka milaFirenena hafa, miantehatra amin'i Reny malala tsy ay intsony...Hatreo aloha fa hevitra mandalo iny.
A+
Mampatory (Maputo), Mampiesona
Mampatory (Maputo), Mampiesona Mampatory (Maputo), Mampiesona
Sersera , message N° 34593 du jeudi 05/11/2009 à 10:15
Mba hiteny kely indray aloha, fa alohalika ny ranom-bary.
Tsy mihemotra velively ny tantara, fa mandeha ihany, na eo aza ny fijalian'ny vahoaka. Tsy ny tolona ho amin'ny FIVOHARANA velively no mampahantra ny vahoaka fa ireo mpanaraotra ny vanim-potoana. Ireo an-tokon'olona ireo dia tsy mifidy na iza no mitondra na iza (DJ, Laitier, Professeur, Amiral...) fantany fa ho eo foana izy, fa fandalovana kely fotsiny ny any am-poja, na refusé polifika any Frantsa ary matetika moa fandalovana fitsarana tsy mitondra aiza na aiza.
Vokany ity CINEMA any MAPUTO ity, toa ilay fifanarahana tany Dakara dia fantatra fa fitadiavan-tseza foana, ary ny tena mampalahelo dia fanaovana tsinontsinona ny valala tsy mandady arona mijaly isanandro miafara amin'ny famoizan'aina (13 Mai 1972, Iavoloha 1991, Mars 2008...). Dia mihevitra ry zalahy fa hiverina maimaim-poana eo @ Fitondrana amin'ny OE! OE! na ny herin'ny RONONO. Ho adino daholo ny tsy fahombiazana tamin'ny fanabotriana ny firenena, ny famonoana olona moa dia modiana fanina, fanimbana sy fanodikodinam-bolam_panjakana tsy asiana sira (ny anay any Vakinankaratra moa rehefa nirefotra ny Tetezana dia toa ry zalahy indray no mitady ho avo vava).
Tsotra ny tiana takarina, isiaka be lazao eto amin'ny internet, no tokony hanova izany rehetra izany fa tsy variana hifamaly TGV, GTT, Zanak'i DADA, zanak'i NENY. Soyez franc, inona ny tombotsoanareo hafa ho azonareo @ ireo Fitondrana teo aloha, sa mbola mitetika ny ho kalabe. Adaboy any ireo olona efa maimbo ireo, omeo ny tanora amin'izay ny Fitondrana. Tsindrina manokana fa tsy oe mitodika @ TGV, fa kosa efa lalana iray io ary mety misy lalana hafa koa ho any @ FIVOHARANA amin'ity tsy fandriam-pahalemana ity: fiainana an-davanandro, ara ekonomika, politika, indindra sosaly.
Mola tsy miova izahay ary haverinay indray ny teninay teto amin'ny serasera t@ adin'i DEBA sy Ra8 (Message 6782 Mardi 13, Novembre 2001 9:22) Araka ny mahamailomailo anay anefa dia mitovy ihany ireo olona eo ambonimbony eo ireo satria aminay dia mifandray tendro ihany izy ireo fa vazaha mody miady, Ra7, Ra8, Raza, Ra5(Radidy), DJ (...la classe politico-économique qui dirige notre pays depuis des décennies ?... Car ce sont les mêmes, qui continuent leur route et leur enrichissement personnel en méprisant notre peuple et notre patrie. Ils changent d'étiquette, de "communistes" deviennent "libéraux" et ensuite peuvent, si besoin, devenir encore autre chose... ) hatreo indray aloha fa hita eo ihany e!
A+
Sersera , message N° 34593 du jeudi 05/11/2009 à 10:15
Mba hiteny kely indray aloha, fa alohalika ny ranom-bary.
Tsy mihemotra velively ny tantara, fa mandeha ihany, na eo aza ny fijalian'ny vahoaka. Tsy ny tolona ho amin'ny FIVOHARANA velively no mampahantra ny vahoaka fa ireo mpanaraotra ny vanim-potoana. Ireo an-tokon'olona ireo dia tsy mifidy na iza no mitondra na iza (DJ, Laitier, Professeur, Amiral...) fantany fa ho eo foana izy, fa fandalovana kely fotsiny ny any am-poja, na refusé polifika any Frantsa ary matetika moa fandalovana fitsarana tsy mitondra aiza na aiza.
Vokany ity CINEMA any MAPUTO ity, toa ilay fifanarahana tany Dakara dia fantatra fa fitadiavan-tseza foana, ary ny tena mampalahelo dia fanaovana tsinontsinona ny valala tsy mandady arona mijaly isanandro miafara amin'ny famoizan'aina (13 Mai 1972, Iavoloha 1991, Mars 2008...). Dia mihevitra ry zalahy fa hiverina maimaim-poana eo @ Fitondrana amin'ny OE! OE! na ny herin'ny RONONO. Ho adino daholo ny tsy fahombiazana tamin'ny fanabotriana ny firenena, ny famonoana olona moa dia modiana fanina, fanimbana sy fanodikodinam-bolam_panjakana tsy asiana sira (ny anay any Vakinankaratra moa rehefa nirefotra ny Tetezana dia toa ry zalahy indray no mitady ho avo vava).
Tsotra ny tiana takarina, isiaka be lazao eto amin'ny internet, no tokony hanova izany rehetra izany fa tsy variana hifamaly TGV, GTT, Zanak'i DADA, zanak'i NENY. Soyez franc, inona ny tombotsoanareo hafa ho azonareo @ ireo Fitondrana teo aloha, sa mbola mitetika ny ho kalabe. Adaboy any ireo olona efa maimbo ireo, omeo ny tanora amin'izay ny Fitondrana. Tsindrina manokana fa tsy oe mitodika @ TGV, fa kosa efa lalana iray io ary mety misy lalana hafa koa ho any @ FIVOHARANA amin'ity tsy fandriam-pahalemana ity: fiainana an-davanandro, ara ekonomika, politika, indindra sosaly.
Mola tsy miova izahay ary haverinay indray ny teninay teto amin'ny serasera t@ adin'i DEBA sy Ra8 (Message 6782 Mardi 13, Novembre 2001 9:22) Araka ny mahamailomailo anay anefa dia mitovy ihany ireo olona eo ambonimbony eo ireo satria aminay dia mifandray tendro ihany izy ireo fa vazaha mody miady, Ra7, Ra8, Raza, Ra5(Radidy), DJ (...la classe politico-économique qui dirige notre pays depuis des décennies ?... Car ce sont les mêmes, qui continuent leur route et leur enrichissement personnel en méprisant notre peuple et notre patrie. Ils changent d'étiquette, de "communistes" deviennent "libéraux" et ensuite peuvent, si besoin, devenir encore autre chose... ) hatreo indray aloha fa hita eo ihany e!
A+
samedi, août 08, 2009
Nahoana no miditra lalina ny Vondrona Iraisam-pirenena
Eo no hiderako an'i Zafy Albert fahiny, raha tsy voan' i Alzheimer angaha lery.
Ny tokony ho izy anie dia tsy manantena fanampina lav'izao isika fa tokony hanondrana any ivelany az'e! Sarotra anefa izany @ izao fotoana f'efa zatra fanampiana foana.Avelao hiantona any izay SADC - (Southern African Development Community) De toute façons nous ne sommes pas AFRICAIN nous sommes MALGACHE. Hevitro iny, fa ny tiana takarina dia aza manantena ny hafa e! avelao aloha isika hitsikaraka. AGOA, (African Growth and Opportunity Act), SADC, isika anie hatramin'izao dia tsy mahavita mamokatra firy akory e! OVY ao Maurice aza tsy vitantsika akory ny mamatsy azy koa, nefa ny tany malalaka. Avy indray ny fitrandrahana RANO any Atsimo-Atsinanana dia hita oe sakanana! Tsy mitovy @ affaire Daewoo mihitsy anie izany e! Putain...
Nous avons tous les atouts,tandremo fa aza mihinana am-bolony.
A+
Ny tokony ho izy anie dia tsy manantena fanampina lav'izao isika fa tokony hanondrana any ivelany az'e! Sarotra anefa izany @ izao fotoana f'efa zatra fanampiana foana.Avelao hiantona any izay SADC - (Southern African Development Community) De toute façons nous ne sommes pas AFRICAIN nous sommes MALGACHE. Hevitro iny, fa ny tiana takarina dia aza manantena ny hafa e! avelao aloha isika hitsikaraka. AGOA, (African Growth and Opportunity Act), SADC, isika anie hatramin'izao dia tsy mahavita mamokatra firy akory e! OVY ao Maurice aza tsy vitantsika akory ny mamatsy azy koa, nefa ny tany malalaka. Avy indray ny fitrandrahana RANO any Atsimo-Atsinanana dia hita oe sakanana! Tsy mitovy @ affaire Daewoo mihitsy anie izany e! Putain...
Nous avons tous les atouts,tandremo fa aza mihinana am-bolony.
A+
jeudi, août 06, 2009
DÉMOCRATIE: Régime où tout le monde a le droit de dire que l'on est en dictature.
Mety ho tonga indray ity convention de Maputo
Resaka efa miverina foana iz'ity 1991,2002, dia ho 2009 indray ve.
Mampalahelo fa tena mbola zaza tokoa angamba ny Firenentsika ka dia mila mpanelanelana lava izao vao mahay mifanaraka ny mpanao POLIFIKA.
Tsy any no tiana hambara fa famaritana kely ny tantaran'ity tolona ity, toa ny vahoaka ihany no miantoka eto, ry zalahy mifanoroka toa tsy nisy n'inona n'inona iny.
Tsy mihemotra velively ny tantara fa mandroso hatrany
T@ andron'i Deba dia aoka tsy hadino fa 25 taona mahery no nampiesonin'i Lery teto isika, ny ahy manokana aloha dia novizaniny tantraka ny fiainako.
Tonga i Ravalo nampanantena 4L ay i nedala no nividy AVIONS maromaro, na gargotte tsaratsara bebe kile aza alain'i lery, ilay goudron vita tsy nanana Daba halefa teo velively ny vahoaka fa mbola miady @ kapoaka...
Ny tiana takarina dia tsotra, raha nanongana an'i Ra8 i Andry, izay hilazanareo azy aloha na putch na punch (je rigole)... fa mandeha ihany ny tantara, asa ianareo mirevirevy eto @ internet eto na mba nandalo tany DAGO, fa faramparany nitondran-nRa8 izay anie ka misy izany oe tsy mahazo miteny mafy rehefa mitsikera an'DADA eny an-dalana fa sao dia misy ma-HENO, ka migadra...aiza no misy mpitondra miteny oe « Il faut d'abord bien jauger ses forces avant de se mesurer aux miennes» @ ity andro mazava be ity, l'an 2008, c'est ça la démocratie que queques uns veulent à tout prix protèger...
Tsy hapetraka ho an'i mpanao polifika ihany FIHERITRERETANA fa antsika rehetra manontolo mihitsy.
Ny nahatonga ahy nanoratra androany dia ny fahitako an'ilay zazavavy kely sur net miantso fivorian'i LEGALISTE eny @ TROCADERO, mba fantatr'izy io ve ny tantara no misy mampitovy ny any IRAN sy ny aty Madagascar putain...
Tsy manambany velively ny eny @ MAGRO AHO fa raha izaho koa no oe @ toerany very fivelomana (TIKOLAND) dia nandeha teny koa, fa ho anareo any an-dafy dia tsy dia fantatro loatra ny hiarovana ny hareanan-dRa8 raha tsy oe mahazo tsipika kely angaha ianareo.
Na lazainareo fa tsy mahavita azy aza i Andry, amiko dia izy irery no nahavita nanongana an'i Ra8 teo noho ireto goaika antitra mapamadika palitao ts'ianinonts'ianinona ao ambadika ao.
Mitondra teny fampaherezana ho an'ireo izay hiaran'izao krizy izao mivantana aho, atao ahoana fa misy sacrifice indraindray hampadroso ny FIRENENA.
FEHINY: tsy izao aho no efa nampitandrina ny momba an'i Ra8 fa fony izy nanongana an'i DEBA tsy nety nandoha hetra. N'efa moa raha ilaina ny hiverenan'i DADA (l'intérêt supérieur de la Nation) tsy dia misy olana rehefa tonga saina izy ka mba mihaino ny vahoaka amin'izay, fa tsy manaonao foana toa ny oe "teny ambony roaplanina aho nieritreritra dia tapa-kevitra fa anao MAP, ary avy eo dia foanako ny haba-tsena hampidirako DABA...". Aleo ihany mihinan-kely toa izay mandry fotsy amin'ireto mpitady seza, maha mainty na maha fotsy ny fiainam-bahoaka ao am-badika ao.
A+
Resaka efa miverina foana iz'ity 1991,2002, dia ho 2009 indray ve.
Mampalahelo fa tena mbola zaza tokoa angamba ny Firenentsika ka dia mila mpanelanelana lava izao vao mahay mifanaraka ny mpanao POLIFIKA.
Tsy any no tiana hambara fa famaritana kely ny tantaran'ity tolona ity, toa ny vahoaka ihany no miantoka eto, ry zalahy mifanoroka toa tsy nisy n'inona n'inona iny.
Tsy mihemotra velively ny tantara fa mandroso hatrany
T@ andron'i Deba dia aoka tsy hadino fa 25 taona mahery no nampiesonin'i Lery teto isika, ny ahy manokana aloha dia novizaniny tantraka ny fiainako.
Tonga i Ravalo nampanantena 4L ay i nedala no nividy AVIONS maromaro, na gargotte tsaratsara bebe kile aza alain'i lery, ilay goudron vita tsy nanana Daba halefa teo velively ny vahoaka fa mbola miady @ kapoaka...
Ny tiana takarina dia tsotra, raha nanongana an'i Ra8 i Andry, izay hilazanareo azy aloha na putch na punch (je rigole)... fa mandeha ihany ny tantara, asa ianareo mirevirevy eto @ internet eto na mba nandalo tany DAGO, fa faramparany nitondran-nRa8 izay anie ka misy izany oe tsy mahazo miteny mafy rehefa mitsikera an'DADA eny an-dalana fa sao dia misy ma-HENO, ka migadra...aiza no misy mpitondra miteny oe « Il faut d'abord bien jauger ses forces avant de se mesurer aux miennes» @ ity andro mazava be ity, l'an 2008, c'est ça la démocratie que queques uns veulent à tout prix protèger...
Tsy hapetraka ho an'i mpanao polifika ihany FIHERITRERETANA fa antsika rehetra manontolo mihitsy.
Ny nahatonga ahy nanoratra androany dia ny fahitako an'ilay zazavavy kely sur net miantso fivorian'i LEGALISTE eny @ TROCADERO, mba fantatr'izy io ve ny tantara no misy mampitovy ny any IRAN sy ny aty Madagascar putain...
Tsy manambany velively ny eny @ MAGRO AHO fa raha izaho koa no oe @ toerany very fivelomana (TIKOLAND) dia nandeha teny koa, fa ho anareo any an-dafy dia tsy dia fantatro loatra ny hiarovana ny hareanan-dRa8 raha tsy oe mahazo tsipika kely angaha ianareo.
Na lazainareo fa tsy mahavita azy aza i Andry, amiko dia izy irery no nahavita nanongana an'i Ra8 teo noho ireto goaika antitra mapamadika palitao ts'ianinonts'ianinona ao ambadika ao.
Mitondra teny fampaherezana ho an'ireo izay hiaran'izao krizy izao mivantana aho, atao ahoana fa misy sacrifice indraindray hampadroso ny FIRENENA.
FEHINY: tsy izao aho no efa nampitandrina ny momba an'i Ra8 fa fony izy nanongana an'i DEBA tsy nety nandoha hetra. N'efa moa raha ilaina ny hiverenan'i DADA (l'intérêt supérieur de la Nation) tsy dia misy olana rehefa tonga saina izy ka mba mihaino ny vahoaka amin'izay, fa tsy manaonao foana toa ny oe "teny ambony roaplanina aho nieritreritra dia tapa-kevitra fa anao MAP, ary avy eo dia foanako ny haba-tsena hampidirako DABA...". Aleo ihany mihinan-kely toa izay mandry fotsy amin'ireto mpitady seza, maha mainty na maha fotsy ny fiainam-bahoaka ao am-badika ao.
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